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Ouacif (Tizi-Ouzou) : des monuments à la mémoire du résistant Hadj Mokhtar et de 36 martyrs de Tiroual

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Ouacif (Tizi-Ouzou) : des monuments à la mémoire du résistant Hadj Mokhtar et de 36 martyrs de Tiroual

Deux monuments, réalisés à la mémoire du résistant algérien contre l’occupation française Hadj Mokhtar Ath Saïd du village Tiroual dans la commune d’Ait Boumahdi (daïra de Ouacif) au sud de Tizi-Ouzou et de 36 martyrs de la Guerre de libération nationale de ce même village, ont été inaugurés samedi 26 septembre au lieu-dit Taghzout, a-t-on appris des organisateurs.

Le premier monument est une statue réalisée par l’artiste sculpteur Chadli Djamel de la wilaya de Guelma, qui a tenté de matérialiser les traits du résistant Hadj Mokhtar à partir de descriptions transmises par ses contemporains, a indiqué à l’APS Saadi Zerar, président de l’Assemblée populaire communale (APC) d’Ait Boumahdi, dans la wilaya de Tizi-Ouzou.

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Ce responsable élu et le président de l’association qui porte le nom de ce héros de la résistance populaire, qui a organisé cet événement commémorative, Mohamed Oussaid Aomar, ont rappelé que Hadj Mokhtat Ath Saïd, né à la fin du XVIIIe siècle dans le village de Tiroual, a été « l’un des premiers résistants contre l’occupant français ».

« Chef du Arche des Ath Vouakkach, il était l’un des chefs de guerre qui ont conduit, en 1830, des troupes de combattants de sa région à Staoueli (Alger) pour faire barrage à l’invasion française. Une résistance qui se poursuivra jusqu’en 1857 », ont indiqué MM Zerar et Mohamed Ouassaid.

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Hadj Mokhtar Ath Saïd était aussi connu pour sa poésie, qu’il composait la nuit, lorsque les Muses l’arrachent aux bras de Morphée pour lui inspirer des paroles, exprimant ses préoccupations comme il s’en plaint lui-même dans un poème « Aanid baba i-y-idaan/Ifghed felli lehdit llil » (Est-ce la malédiction paternelle/qui m’a condamné aux discours nocturnes » (in Actes de la Recherche en Sciences Sociales, 1978. p. 51)).

Le président de l’APC d’Ait Boumahdi a souhaité que cette initiative, visant à rappeler ce « grand résistant, poète et qui était aussi un sage et un réconciliateur qu’on consultait pour régler les conflits, soit renforcée par un travail de recherche sur le parcours de Hadj Mokhtar, cité par l’écrivain et anthropologue Mouloud Mammeri dans « Poèmes Kabyles anciens » et par la collecte de ses poèmes.

L’autre monument inauguré ce samedi est une stèle dédiée à la mémoire de 36 martyrs du village Tiroual tombés au champ d’honneur en janvier 1957 lors d’un accrochage avec l’armée coloniale française prés de l’Oued Taghzout et durant lequel même des civiles ont été massacrés, selon les témoignages de villageois, a  indiqué M.  Mohamed Ouassaid.

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