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France : deux ans avec sursis pour l’étudiant qui voulait infiltrer les réseaux jihadistes

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France : deux ans avec sursis pour l’étudiant qui voulait infiltrer les réseaux jihadistes

Un étudiant qui avait créé sur la messagerie Telegram un groupe de discussion et réussi à y attirer le recruteur français pour le groupe Etat islamique Rachid Kassim a été condamné vendredi 18 septembre à deux ans de prison avec sursis par la Cour d’assises spéciale de Paris.

Instigateur présumé des attentats de Saint-Etienne-du-Rouvray (nord-ouest) et Magnanville (région parisienne), Rachid Kassim, considéré comme mort aujourd’hui, avait personnellement rejoint ce groupe créé en juillet 2016 par cet étudiant en anthropologie de 26 ans, qui comparaissait libre.

« J’ai eu extrêmement peur » en découvrant que celui qui se faisait appeler Ibn Kassim dans le groupe créé sur la messagerie Telegram était en réalité Rachid Kassim, a affirmé l’étudiant qui a décrit l’ancien recruteur de l’EI comme un « sociopathe ».

Lire : France : une cyber-attaque a visé le monde de la justice

Son groupe de discussion a agrégé « des individus plus dangereux les uns que les autres », selon l’avocat général.

Présenté comme souffrant de « troubles bipolaires » par ses avocats, il avait créé sous le pseudonyme d’Abou Jaafar ce groupe sur la messagerie cryptée Telegram afin, a-t-il expliqué, de réaliser « une immersion » au coeur des réseaux jihadistes.

Sans religion, il avait l’intention, selon ses avocats, de mener des recherches sur le jihadisme. L’avocat général a mis en doute cette « étude », qualifiant le jeune homme d’« apprenti-sorcier » cherchant le frisson de l’aventure.

L’étudiant, qui suit un cursus spécialisé en préhistoire, n’avait pas mis son université au courant de ses « recherches » et n’a laissé aucune note sur ses éventuels travaux.

Après plus de cinq heures de délibéré, ce doctorant a été reconnu coupable d’association de malfaiteurs terroriste, écopant de la peine requise par l’avocat général.

Co-accusé, un autre membre du groupe de discussion, un Polynésien de 24 ans, sans antécédent judiciaire et souffrant d’une forme de la maladie de Charcot, a été reconnu coupable d’association de malfaiteurs terroriste et condamné à 12 ans de réclusion, comme requis par l’avocat général.

Ce Tahitien, détenu depuis sa mise en examen en août 2016, a reconnu au cours de l’instruction avoir envisagé de s’attaquer à un commissariat ou à des militaires.

Mais du fait de son handicap qui l’empêche de fermer le poing ou de se tenir debout pendant longtemps, le jeune homme n’a pas « les moyens physiques » de passer à l’acte ou de fabriquer des engins explosifs.

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