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Le recteur de la Grande Mosquée de Paris : « Que Charlie Hebdo continue d’user de son art »

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Le recteur de la Grande Mosquée de Paris : « Que Charlie Hebdo continue d’user de son art !»

Le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz, souhaite dans une tribune ce samedi 5 septembre que Charlie Hebdo « continue d’user de son art », et explique sa décision de poursuivre, en 2006 et en tant qu’avocat, le journal satirique qui avait caricaturé Mohammed, le prophète des musulmans.

« Que Charlie Hebdo continue d’écrire, de dessiner, d’user de son art et surtout de vivre », écrit le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz, dans une tribune sur le site Figaro.fr.

« Que le drame qui a frappé cette publication, des policiers et nos compatriotes juifs serve de leçon à la communauté nationale, mais aussi à ceux qui se réclament de l’islam, à ceux qui se disent « amis des musulmans » et qui ne condamnent pas clairement ces crimes terroristes : en quoi le meurtre de dessinateurs a fait avancer la cause des musulmans ? Et en quoi la destruction et la barbarie peuvent-elles servir l’image de l’islam ? », interroge-t-il.

Lire : Iran : les caricatures de Charlie Hebdo sont une « provocation » envers les musulmans

Le procès des attaques jihadistes de janvier 2015 contre Charlie Hebdo, des policiers et une supérette juive, qui ont fait 17 morts en trois jours, s’est ouvert mercredi à Paris.

Le journal satirique, cible des terroristes pour avoir publié des caricatures de Mahomet en 2006, les a republiées dans son numéro paru mercredi.

Lire : Al-Azhar juge la réédition par Charlie Hebdo des caricatures d’ « acte criminel »

En 2006, alors l’un des avocats de la Grande Mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz, avait poursuivi en justice Philippe Val, directeur de la publication de Charlie Hebdo.

« Beaucoup nous l’ont reproché (…) Je veux m’en expliquer aujourd’hui, car la Grande mosquée de Paris qui a toujours défendu les principes républicains n’était à aucun moment nourrie par une volonté d’interdire l’irrévérence, de condamner le blasphème ou de censurer des caricaturistes » écrit Chems-Eddine Hafiz, qui a succédé en janvier 2020 à Dalil Boubakeur comme recteur de la Grande Mosquée de Paris et est par ailleurs vice-président du Conseil français du culte musulman.

Lire : Pakistan : colère et manifestation contre la Une de Charlie Hebdo

Il explique avoir décidé de poursuivre Charlie Hebdo en raison du « contexte national et international » particulier, fait de violentes manifestations contre l’hebdomadaire dans des pays musulmans et d’une « tension communautaire » en France.

« Notre action visait, avant toute chose, à couper l’herbe sous les pieds des milieux extrémistes et à canaliser le débat vers les prétoires afin qu’il n’ait pas lieu dans la rue » argumente le responsable musulman.

Chems-Eddine Hafiz souhaite par ailleurs « que tous les musulmans – et ceux qui cherchent à les infantiliser – comprennent les traditions culturelles de la satire et de l’espace démocratique qui permet toutes les expressions même celles qui paraissent excessives. Dans notre pays, seule la loi fixe les limites ».

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ben
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2 mois plus tôt

Critiquer l’Islam, le coran et son prophète n’est pas un délit. Aussi, les musulmans n’ont pas le monopole sur l’islam qui appartient à toute l’humanité. Quant à Mohamed, il était un homme comme le commun des mortels. Il aimait la bonne table et les femmes comme tous les hommes. Quoi de plus normal.

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