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Collectif des amis du Manifeste pour l’Algérie nouvelle (CAMAN) : Solidaires avec Khaled Drareni !

La Rédaction

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Collectif des amis du Manifeste pour l’Algérie nouvelle (CAMAN) : Solidaires avec Khaled Drareni !

Le Collectif des amis du Manifeste pour l’Algérie nouvelle (CAMAN) a réagi à la condamnation du journaliste Khaled Drareni à 3 ans de prison. Document.

Le Collectif des amis du Manifeste pour l’Algérie nouvelle (CAMAN) apprend avec stupeur la scandaleuse condamnation, en première instance, du journaliste Khaled Drareni à 3 ans de prison ferme après une longue et cruelle détention préventive.

Le professionnel qui couvrait les manifestations du Hirak a été jugé pour attroupement non armé et atteinte à l’unité nationale. Notons que deux de ses co-accusés et codétenus (Samir Bellarbi et Slimane Hamitouche) avaient été condamnés à 2 ans de prison dont 4 mois fermes et sont libres depuis fin juillet dernier.

Lire : Communiqué dénonciation : solidaires avec Khaled Drareni et les détenus du Hirak

Cette condamnation souligne cinq faits qui prêtent à des conclusions graves sur les véritables suites que le pouvoir entend réserver aux revendications populaires exigeant un changement radical avec le départ du système :

1/ C’est la première fois, depuis l’indépendance, qu’un journaliste écope d’une peine aussi lourde. Celle-ci est conforme au verrouillage en vigueur de la liberté de presse étranglée par la censure et l’auto censure sur fond de jeux de représailles et de clientélismes permanents.

Lire : Condamnation du journaliste Khaled Drareni : Hakim Belahcel (FFS) dénonce « les verdicts de la honte »

2/ Cette sanction judiciaire intervient après que le pouvoir – à travers ses portes paroles officiels et ses clients politiques- ait annoncé, au mois de juin dernier, un apaisement des tensions contre le peuple.

3/ Destiné à masquer le refus de tolérer une presse libre et des journalistes professionnels, le chef d’accusation d’attroupement non armé, décerné à la couverture d’une révolution citoyenne pacifique, trahit de manière flagrante les vraies positions du régime sur le « Hirak » qu’il ne cesse de déclarer « béni ». En vérité, ce sont les 57 vendredis, mardis et même « dimanches » que le pouvoir considère comme attroupements non armés à défaut de pouvoir phagocyter le « Hirak ». Ne pouvant traduire « tout un peuple » en justice, il s’évertue à s’inventer des « comploteurs » pour assouvir sa vengeance en mettant à profit les contraintes nombreuses imposées aux populations par la pandémie Covid 19.

4/ Aucun observateur sérieux ne peut ignorer la lourdeur de la peine infligée à Khaled Drareni en comparaison de celle des autres détenus soumis aux mêmes chefs d’accusation. Pourtant la législation algérienne consacre l’égalité des citoyens devant la Loi et l’Etat. Est-il besoin de rappeler l’interférence, en pleine phase d’instruction, du Chef de l’Etat qui avait exprimé des appréciations à charge contre le prévenu.

5/ Plus de doute. La seule volonté politique du pouvoir en place est d’empêcher, par la répression, la division, la démagogie populiste et surtout par l’instrumentalisation du risque Covid 19, toute reprise des manifestations populaires. L’unique objectif des décideurs est de restaurer le système autoritaire avec ses corollaires népotistes et corrompus.

Cette fuite en avant est vaine devant la détermination du peuple algérien à ouvrir une nouvelle ère politique dans le destin de la Nation. C’est pour cela que le CAMAN met au centre de l’aboutissement de la révolution populaire de février 2019, la nécessité historique pour les différentes franges et sensibilités citoyennes acquises au changement démocratique de se doter d’organisations citoyennes pérennes qui consacreront un rapport de force populaire pacifique et organisé face au droit de la force qui a confisqué la souveraineté du peuple sur son Etat.

La reconquête des droits et libertés fondamentaux arrachés de haute lutte revient comme un préalable aux incontournables transition démocratique et processus constituant. Cela suppose que l’abrogation des Lois scélérates (droits de réunion, d’organisation, de manifestation et d’information) doit aussi être au centre de nos mobilisations citoyennes.

« La place de Khaled Drareni est parmi les siens et non en prison ! » L’instance d’appel est interpellée pour rétablir le Droit à la justice en prononçant la relaxe et la réhabilitation morale et matérielle de ce journaliste citoyen. Il est encore temps pour les tenants du système de libérer tous les détenus politiques et d’opinion au lieu de tergiverser sur l’urgence du dégagement d’un système obsolète.

Alger, le 11/08/2020

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