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France : trois policiers jugés pour faux et violences sur un Britannique

La Rédaction

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France : trois policiers jugés pour faux et violences sur un Britannique

Trois policiers ont été renvoyés devant un tribunal français, après la plainte d’un bénévole britannique venant en aide aux migrants à Calais (nord de la France), blanchi, lui, des violences dont ces fonctionnaires l’accusaient.

Les trois agents, accablés par des images vidéo, sont tous accusés de faux en écriture et l’un d’entre eux de violences par personne dépositaire de l’autorité publique.

L’affaire remonte à juillet 2018, lorsque trois policiers en patrouille font partir des migrants sous un pont à Calais, point de passage vers l’Angleterre, pour que les services de la ville puissent nettoyer.

Lire : France : la justice saisie après de nouvelles accusations de racisme dans la police

Selon les agents, des bénévoles anglais « véhéments » à leur encontre s’en mêlent. Parmi eux, Tom Ciotkowski, 31 ans, qui aurait « repoussé fermement au niveau de la poitrine » un brigadier tout en l’insultant. Le brigadier l’aurait repoussé en retour, selon son procès-verbal. Dans l’altercation les deux hommes seraient tombés.

Mais cette version est démentie par les témoignages du groupe de bénévoles britanniques.

Lors du procès de M. Ciotkowski en 2019, accusé d’outrage et de violences, des vidéos montrent les policiers chercher à faire partir les bénévoles, notamment en assénant un coup de pied.

On entend alors Tom Ciotkowski dire « do not hit women » (« ne frappez pas les femmes, ndlr) et prononcer un numéro de matricule. Puis Tom Ciotkowski, qui filme, est bousculé par le brigadier-chef et tombe seul à la renverse. Il est ensuite interpellé et placé en garde à vue.

Le tribunal l’avait finalement relaxé, estimant que  « les vidéos discréditent les déclarations »  des policiers et que des  « constations médicales »  ne plaident pas en faveur de la version policière.

Il avait en retour porté plainte contre eux et le parquet avait ouvert une enquête préliminaire.

 « Les faits rapportés par les policiers se sont révélés inexacts, ce sont plutôt les policiers »  qui ont montré un comportement ne respectant pas  « la mission qui était la leur », a expliqué à l’AFP le procureur de la République de Boulogne-sur-Mer, Pascal Marconville.

Les trois fonctionnaires seront jugés sans doute début 2021.

Selon plusieurs responsables associatifs d’aide aux migrants, qui dénoncent régulièrement le  »harcèlement«  qu’ils subissent, c’est la première fois qu’une des plaintes pour des violences envers des bénévoles aboutit.

Pour Amnesty international,  « cette décision rappelle opportunément que filmer les abus de la police peut être la meilleure manière pour mettre un terme à l’impunité que tant de policiers considèrent comme acquise depuis si longtemps ».

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