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Printemps amazigh d’avril 1980

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La date du 20 avril 1980 a profondément marqué la mémoire collective et constitué un tournant décisif dans l’éveil des consciences en Kabylie et chez l’ensemble des peuples de la région qui considèrent à juste titre que cette histoire dont on leur parle n’a jamais été la leur.

Nous allons tenter d’aborder brièvement l’essence d’un mouvement d’avril 1980 qui a surtout défrayé les chroniques les plus folles de certaines plumes qui ne voyaient pas d’un bon œil l’éclosion de germes d’une sensibilité revendicative d’une réelle démocratie, considérée par les analystes de la scène politique nationale de l’époque comme étant l’une des véritables formes de contestation populaire, que l’Algérie n’ait jamais connue.

Lire : De la portée historique du Printemps berbère

Cette insurrection populaire n’est pas le fruit d’un hasard mais s’explique plutôt par une situation délétère au plan politique et social notamment. Des recours à la grève annoncée en Kabylie et des marches de contestation ont été sauvagement réprimées à Alger.

Dans ce magma politico-social inédit, couvait une espèce de fronde populaire. Le président de la République de l’époque a lors d’un discours prononcé à la nation le 17 avril 1980 martelé que l’Algérie est un pays arabe et musulman.

Lire : Le Printemps berbère a permis de faire avancer les idées, estime le FFS

L’on se demande encore aujourd’hui comment le pouvoir algérien de l’époque a pu faillir par manque de clairvoyance et de logique politique dans la gestion ubuesque de la crise pour n’avoir pas su anticiper sur le cours des événements.

Des renforts militaires ont aussitôt tenté de quadriller la Kabylie et ce qui devait arriver arriva. La violation de l’enceinte de l’Université de Tizi-Ouzou par les forces de sécurité a fini par mettre le feu aux poudres.

A reculons, nous souhaitons par la libre pensée non pas à condamner des hommes qui, dans un contexte donné, ont agi sciemment ou non face à des événements de sociétés, mais de chercher à comprendre les dissensions politiques et le manque de maturité qui a prévalu.

Et c’est au moyen de la critique constructive que l’on parvient à éviter les erreurs du passé commises dans le cadre de l’exercice de la fonction et dont la responsabilité civile et morale est amplement engagée.
Rezki Djerroudi

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