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Les leçons de la pandémie et du confinement

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Confinement algérie

Cela fait des semaines, qu’une partie importante de l’humanité est réduite au confinement quasi général. L’activité économique et la vie sociale sont réduites à leur portion congrue.

Le but n’est pas de revenir sur les nombreux inconvénients que cette crise engendre, mais de porter un regard critique sur le fonctionnement de la société dans laquelle nous vivons. C’est ce que j’appelle les leçons de la pandémie et du confinement.

L’Homme, cet être sociable

D’abord, ce confinement montre que les humains, dans leur écrasante majorité, sont des êtres sociables qui ont besoin de communiquer, socialiser et interagir. Les moyens technologiques et les réseaux sociaux ne peuvent guère parer à la disparition de cet aspect de la nature humaine. Nous avons besoin de contacts directs, de se toucher, et même de « postillonner » les uns uns sur les autres. Gare au coronavirus !

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Le confinement, nous l’acceptons, car il s’agit d’une question de vie ou de mort. Disons que l’instinct de survie est plus fort que tout.

Réduire le temps du travail

L’autre leçon que nous tirons de ce confinement est en rapport avec le « Temps ».
En cette période particulière, nous avons suffisamment de temps pour faire plein de choses comme échanger davantage en famille, lire, cuisiner, manger santé, faire du sport, s’adonner à des activités communautaires et penser à notre condition d’humains, etc.

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Je n’irai pas jusqu’à faire mienne l’assertion qui stipule que « le travail est aliénant », car il permet tout de même de produire (pas toujours) ce dont nous avons besoin, de nous déplacer, d’instruire, de rendre service au public, etc.

Le système économique dans lequel nous vivons ne jure que par le profit. Tout y est fait pour engraisser une infime minorité de privilégiés et cela au détriment de la majorité de la population.

Lire : Du coronavirus à la «pandémie» du chômage

Les délocalisations, par exemple, ne servent qu’à augmenter les profits des actionnaires. Dans les pays qui délocalisent, le chômage devient endémique et le travail y est précarisé à outrance, car il devient une denrée rare. Cette rareté est sciemment utilisée par le patronnât pour faire pression sur les salaires et pour généraliser la précarité.

Ne faut-il pas réduire le temps de travail ?

Si nous suivons l’histoire de la réduction du temps du travail, mais également l’ampleur de la robotisation de nombreuses tâches naguère réalisées par des travailleurs, tout indique que nous devons réduire le temps de travail à 28 ou 30 heures par semaine de 4 jours.

Lire : Coronavirus : menace de licenciement sur 1,25 milliard de travailleurs

D’ailleurs, cela palliera la rareté de l’emploi dont nous avons parlé plus haut. Il suffit de réorganiser l’activité économique de sorte qu’elle me serve pas à gaver la même minorité en augmentant la cadence de travail.

Il revient de rendre le travail plus humain et de le rémunérer à sa juste valeur. Ce qui est loin d’être le cas au jour d’aujourd’hui. Il y a toute une bataille à mener à ce niveau.
L’économie doit servir les humains et non se servir des humains. Elle ne doit également pas se faire au détriment de la planète et de l’environnement.

Lire : Coronavirus : face aux égoïsmes criminels, imposons les solidarités !

Le temps est précieux et nous en avons besoin pour s’épanouir culturellement et physiquement. Cela est nécessaire pour améliorer notre condition d’humains. Faire du sport de façon régulière, lire et regarder des films intéressants va certainement contribuer à notre épanouissement.

Le rythme infernal que nous impose ce modèle débridé du néolibéralisme nous impose la consommation rapide, et éreintés après de longues journées de labeur, nous succombons aux spectacles des programmes de télévision souvent médiocres et culpabilisants. Des programmes où règnent de faux spécialistes et de faux experts qui nous assènent des énormités qui suggèrent que nous sommes la source de nos malheurs parce que nous sommes oisifs, mal formés et trop payés. Le modèle qui nous propose peut nous paraître alors comme l’horizon indépassable.

Du temps pour une harmonie familiale

On se rend compte également que nous avons besoin davantage de temps pour s’occuper de nos proches, de nos enfants, de pouvoir les aider efficacement dans leur scolarité et dans leurs activités. En effet, ce mode de vie espéré ne va pas avec les cadences de travail et les rythmes de plus en plus insoutenables imposés aux travailleurs.

On se plaint souvent du déficit démographique, notamment dans les pays industrialisés, mais on feint d’ignorer que ce n’est pas aisé pour un couple qui travaille d’élever des enfants encore moins pour un parent seul. Cela nécessite du temps qu’on n’a plus. Pour remédier à cette situation, il faut envisager une revalorisation importante des salaires ce qui va permettre à la famille de vivre avec le salaire d’un parent. L’autre parent se consacrera davantage à l’éducation des enfants et aux tâches domestiques.

La nécessité vitale des services publics

L’autre leçon de la pandémie et pas des moindres est l’impérieuse nécessité d’avoir des services publics de qualité accessibles à tous.

Avec la pandémie qui sévit dans le monde, nous mesurons mieux les effets néfastes des politiques comptables sur les services publics, notamment celui de la santé. L’incapacité de nombreux systèmes de santé à faire face de façon efficace à cette pandémie est une des conséquences de ces politiques qui obéissent aux lois du seul profit.

Même les fervents artisans de ces politiques mortifères crient à ceux qui veulent bien les entendre et les croire que les choses changeraient dorénavant. Peut-on croire tout ce beau monde issu des classes aisées et dont les politiques économiques et fiscales ne visent qu’à engraisser une minorité de possédants. Bien sûr que cela n’est même pas envisageable.

Il faut vite changer de paradigme et remettre en cause les simulacres d’élections qui mettent en scelle toujours le même monde et surtout les mêmes politiques économiques qui ont démontré pourtant leurs effets néfastes sur la vie des classes populaires.
M. Arroudj

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