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Grâce présidentielle : « le régime a raté l’occasion de se réconcilier avec le peuple », selon Aïssa Rahmoune

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Aïssa Rahmoune entretien

Me Aïssa Rahmoune, vice-président de la LADDH, explique dans cet entretien pourquoi formellement la grâce présidentielle ne concernera pas les détenus du hirak et regrette que le régime ait raté l’occasion de se réconcilier avec le peuple en ces temps de crise sanitaire.

DzVID : Le décret de grâce présidentielle concerne-t-il les détenus du hirak ?

Me Aïssa Rahmoune : Je suis désolé de le dire mais le décret portant grâce présidentielle annoncé aujourd’hui ne concerne pas la majorité des militants et autres activistes du hirak pour la simple et bonne raison que leurs jugements ne sont pas définitifs !

Comment est-ce possible ?

Me Aïssa Rahmoune : Le régime aurait gagné en crédibilité si les activistes et les détenus politiques du hirak avaient bénéficié de la même manière que les autres prisonniers de cette décision portant « grâce présidentielle ». Mais les « choses » ont été faites de sorte à les exclure, même s’ils remplissent toutes les conditions. Il faut savoir que l’écrasante majorité des détenus d’opinion ont introduit des pourvois en cassation, ce qui les exclue formellement de cette grâce. Pourtant, ce n’est pas une raison juridique et politique pour les exclure de cette large grasse. Dommage que le régime raté encore une fois une occasion de se réconcilié avec le peuple.

Mais qu’est-ce qui motive cette grâce présidentielle ?

Me Aïssa Rahmoune : Je crois que le décret obéit à deux logiques. D’une part, il s’agit tout d’abord de se mettre aux « standards » internationaux en la matière. Ce qui permettra de vendre l’image d’un Etat algérien démocratique, soucieux du bien-être de l’humain et qui s’inquiète pour les conditions carcérales des détenus de droit commun. Une sorte de réponse aux recommandations du SG des Nations unis. D’autre part, il faut souligner qu’il s’agit d’une opération de marketing sur fond de pandémie mondiale de Covid-19 qui permettra au régime de sanctionner d’avantage les détenus d’opinion.

Entretien réalisé par Fenzi Mourad

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Izou
5 mois plus tôt

Depuis quand gracie-t-on son ennemi ? Et si ses prétendus détenus politiques son en intelligence avec des pays étrangers ennemis de l’Algerie ?

Mellah hocine
Mellah hocine
5 mois plus tôt
Reply to  Izou

Non, Tebboune n’à gracié que les criminels, les voleurs et autres vautours qui ont manifestement commis des actes plus que criminels. Quant aux détenus du hirak , c’est l’histoire , la même qui retient les faits de grands martyrs, tels Abane, Amirouche, Ali la pointe, Si El Houas, et tant d’autres, cette histoire implacable , écrite de sang et de larmes, qui les libérera.

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