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Condamnation de Karim Tabbou : « L’heure est grave », estime le CNLD

La Rédaction

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Karim Tabbou

Après la condamnation de Karim Tabbou, le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) a publié un communiqué ce 24 mars dans lequel il s’élève contre le retour de « la justice sombre ».

« La justice algérienne vient de franchir un pas très dangereux aujourd’hui, mardi 24 mars, avec de nouvelles pratiques qu’aucun dictateur au monde, ni Staline ni même Hitler n’ont osé le faire.

Lire : La justice condamne Karim Tabbou alors qu’il était à l’infirmerie pour AVC !

La justice aux ordres a mis à nue tout le système politique algérien, en programmant en catimini le procès en appel de Karim Tabbou, à la cour de Ruisseau à deux jours de sa libération, et en le condamnant à un an de prison ferme en son absence et sans plaidoiries des avocats de la défense.

L’heure est grave et la justice sombre à nouveau dans le chaos, au lendemain de la journée nationale des avocats Algériens.

Lire : Son état de santé se dégrade : Rachid Nekkaz en danger !

Au moment où plusieurs pays ont libéré les détenus pour faire face à la propagation de la pandémie mondiale du coronavirus et afin de préserver les vies humaines, le pouvoir Algérien dans l’incapacité de gérer la situation sanitaire, passe à la provocation machiavélique en misant sur le tout sécuritaire et la répression afin d’instaurer un ordre militaire.

Le CNLD alerte l’opinion publique nationale et internationale sur la gravité de la situation des droits de l’Homme en Algérie, particulièrement des détenus d’opinion et politiques.

Lire : Condamnation de Karim Tabbou : le RCD dénonce un « un crime » et « une dérive effroyable »

Le CNLD s’interroge sur les raisons cachées de cette instrumentalisation de la justice qui a mis plus de 5 mois pour programmer le procès de Karim Tabbou et quelques minutes pour organiser son deuxième kidnapping, avec un procès expéditif, pour le condamner à huis clos, en l’absence du concerné qui a été victime d’un AVC en plein salle, suite à cet acharnement judiciaire.

Devant l’absence total de l’exercice politique et la faillite de toute sa classe, les tentatives de ce pouvoir se multiplient pour s’accaparer, une fois de plus, de la rue et l’opinion publique, tantôt par des mises en scènes dont les acteurs sont les Walis et les commis de l’État, tantôt par les forces de sécurité.

Lire : Condamnation de Karim Tabbou : le FFS dénonce « un grave dérapage judiciaire »

Le CNLD rappelle les conditions de kidnappings de plusieurs militants et ex détenus, à l’image de Daouadji Ibrahim, toujours en grève de la faim depuis le 16 mars, Zahir Keddam, Samir Benlarbi, Hassane Hamitouche et tant d’autres.

Une vingtaine d’autres détenus sont pris en otages dans les geôles du pouvoir, depuis plusieurs mois, sans que leurs procès ne soient programmés: Walid Nekiche, Yazid Haddou, Menad Larbi, Doubi Bounoua Yassine, Sofiane Merakchi, Abdellah Benaoum, Khaldi Yacine, Rachid Nekkaz, Hicham Sahraoui, Mohamed Sbahi, Ali Rabehi, …., entres autres, sont toujours privés de leurs liberté et familles.

Lire : Condamnation de Karim Tabbou : le PT dénonce un « procès expéditif »

Les familles des détenus du 1er mars 2019 et 12 avril 2019 ne cessent de crier un procès équitable à leurs enfants, victimes eux aussi d’un renvoi à une nouvelle date inconnue.

Brahim Laalami, Toufik Hassani et plusieurs autres militants et détenus ont subi des tortures de la police politique au service de la dictature militaire pour tenter de semer la peur entre les rangs du peuple Algérien qui a acté son divorce avec le pouvoir en place.

Face à la stratégie de la politique de « la terre brûlée » actionnée par le pouvoir, au moment où le peuple algérien et le monde entier sont concentrés sur les moyens de prévention contre le Coronavirus, le CNLD appelle les Algériens à redoubler de vigilance et éviter le piège de cette provocation.

Le CNLD lance un appel à tout le peuple algérien à un confinement total, signe aussi d’une désobéissance civile pacifique, pour éviter la propagation du virus Corona et se préparer à un retour en force, prochainement, pour reprendre la protestation dans la rue.

La décision populaire de suspendre les marches temporairement en cette période est une énième victoire sur le pouvoir politique qui est en retard et en déphasage avec le terrain.

Il est plus que jamais nécessaire de préserver le caractère pacifique de la révolution et de renforcer les actions de solidarité citoyenne en cette période.

Le CNLD qui ne cesse d’exiger la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus d’opinion et politiques ainsi que leurs réintégration dans leur travail et une réparation des dégâts causés par ces emprisonnements arbitraires, appelle la société civile et toutes les forces vives du pays à se mobiliser prochainement pour redynamiser la révolution et accélérer la chute du système et l’avènement d’une Algérie libre et démocratique, renforcée par un État civil et une justice indépendante.

L’union fait la force et la différence.

Alger, le mardi 24 mars 2020;
Le CNLD.

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