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Les « grands absents » au procès de Abdelghani Hamel, l’ex-DGSN !

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Le procès d’Abdelghani Hamel, ancien directeur général de la sûreté nationale (DGSN), s’est clôturé mardi soir au tribunal correctionnel de Sidi M’hamed, sur une impression d’inachevé ! Un procès qui a duré 5 jours et qui a vu défiler à la barre plusieurs hauts cadres de l’Etat et citer plusieurs noms.

Plusieurs noms de hauts responsables ont en effet été cités lors du procès de l’ex-DGSN, Abdelghani Hamel, mais jamais convoqués par la justice. Pourtant, leur présence est indispensable pour éclairer l’opinion sur les tenants et aboutissants d’un procès où tout semble être préparé pour choquer les Algériens par les révélations faites sur le patrimoine immobilier de l’ancien chef de la police.

Lire : La fortune de la famille de Abdelghani Hamel, l’ex-DGSN

De ce procès inédit, certains aspects doivent être retenus. Il s’agit d’abord de l’absence de plusieurs personnes citées lors des différentes auditions ou plaidoiries. A commencer par l’ancien ministre de l’Intérieur et ex-Premier ministre Noureddine Bedoui.

En effet, la directive sur laquelle le wali de Tipaza s’était appuyé pour annuler une décision de justice et signer la concession de plusieurs dizaines d’hectares en faveur des enfants de Hamel au lieu-dit Magtaâ Kheira à Tipaza a été adressée par Noureddine Bedoui, alors ministre de l’Intérieur.

Lire : Procès de l’ex-DGSN Abdelghani Hamel : le défilé des ex-walis

Un autre ministre du même gouvernement a été cité, mais jamais convoqué. Il s’agit de Tayeb Louh, ancien ministre de la Justice, garde des sceaux. Tous les avocats l’ont accusé de être le premier responsables des déboires judiciaires d’Abdelghani Hamel.

Lire : Affaire Tahkout : pourquoi Bedoui n’a pas encore été inquiété

Sauf que Louh n’a pas été convoqué. Il est actuellement en prison, mais pour une autre affaire.

Le général Ghali Belekcir, ancien commandant de la Gendarmerie nationale, ainsi que sa femme, Fatiha Boukhers, ancienne présidente de la cour de Tipaza ont été également accusés de s’être associés avec Tayeb Louh pour mener la cabale contre Hamel. Ni la juge et encore moins le procureur de la République ne les ont cités.

Lire : Affaire du matériel « made in Israël » : y a-t-il des autorités en Algérie ?

Il reste également un autre personnage que la justice a entendu en tant que témoin alors que sa responsabilité a été clairement démontrée par les avocats de la défense. Il s’agit de Abdelmalek Sellal.

C’était lui, selon les avocats et les accusés, qui a ordonné aux ministres des Finances et à celui de l’Intérieur d’annuler la décision du tribunal administratif de Tipaza qui a décidé de suspendre la concession aux enfants de Hamel. Une directive a été envoyée depuis son cabinet. Sellal a nié devant la juge. Pourtant, le document a été versé dans le dossier.

Un autre aspect qui mérite également d’être retenu est le fait que tous les accusés, autres que Hamel et sa famille, ont nié avoir connu l’ex-DGSN.

Amnay Aït

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Mellah hocine
Mellah hocine
7 mois plus tôt

La toile d’araignée des corrompus-corrupteurs entourage de Bouteflika reste encore assez large .Les ramifications occupent encore l’espace politico-économique de cette Algérie qui tient encore debout grâce à des hommes et femmes dévoués et patriotes. La justice reste encore cette institution malade et sclérosée qui n’arrive pas à se dessaisir des pratiques Bouteflikiennes. Le hirak reste encore le seul espoir d’un changement radical pour peu que les gouvernants tendent une oreille sincère pour un dialogue sain.

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