Connectez-vous avec nous

Économie

Pétrole : les Saoudiens mettent la pression sur les Russes

La Rédaction

Publié

le

Saoudiens Russes Pétrole prix

Les Saoudiens et les Emiratis, deux alliés importants au sein de l’Opep, annoncent qu’ils pourraient inonder le marché de pétrole, mettant ainsi la pression dans la guerre des prix de l’or noir qu’ils mènent aux Russes.

Chefs de file de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), les Saoudiens veulent que les Russes – deuxième producteur mondial mais non membre de l’Opep – acceptent une réduction de la production mondiale de brut afin de compenser une baisse de la demande provoquée par l’épidémie du coronavirus.

Lire : L’Arabie saoudite fait chuter les prix du pétrole

Mais face au refus de Moscou, Ryad a procédé à la plus forte baisse de ses prix en 20 ans, s’efforçant de capter des parts de marché de Moscou et déclenchant un séisme sur les marchés financiers, qui affecte tout particulièrement la Russie.

Depuis, la compagnie pétrolière saoudienne Saudi Aramco envisage même d’augmenter sa capacité de production de pétrole d’un million de barils par jour (bpj), pour la porter à 13 millions.

Lire aussi : Coronavirus et chute des prix du pétrole : les marchés s’affolent

« Saudi Aramco annonce avoir reçu une directive du ministère de l’Energie visant à augmenter sa capacité maximale durable de 12 à 13 millions bpj », a déclaré l’entreprise publique dans un communiqué publié sur le site internet de la Bourse saoudienne.

Mardi, le premier exportateur mondial de brut avait déjà décidé d’augmenter sa production d’au moins 2,5 millions bpj pour atteindre un niveau record de 12,3 millions bpj à partir d’avril.

Les cours du pétrole ont encaissé lundi leur pire chute en près de 30 ans, en plongeant d’environ 25 % avant de rebondir le lendemain. Mercredi, après l’annonce de Saudi Aramco, ils sont repartis à la baisse.

« Un accord est essentiel »

Le baril de « light sweet crude » (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en avril, a finalement plongé de 4 %, ou 1,38 dollar, pour finir à 32,98 dollars.

Le baril de Brent, référence européenne, pour mai, a perdu de son côté 1,43 dollar, soit 3,8 %, à 35,79 dollars.

De leurs côtés, les Emirats, quatrième producteur de l’Opep et proche alliés de Ryad dans le Golfe, se sont aussi dits prêts à augmenter leur production de plus d’un million bpj.

« Conformément à notre stratégie de croissance de la capacité de production (…) nous sommes en mesure d’approvisionner le marché avec 4 millions de barils par jour (bpj) en avril », a indiqué Abu Dhabi National Oil Company (Adnoc) dans un communiqué.

« Par ailleurs, nous allons accélérer notre objectif de capacité à 5 millions bpj », a renchéri l’entreprise publique émiratie, qui produit jusqu’ici environ 3 millions bpj.

« Les opérateurs des Emirats disposent d’une capacité de production importante qui sera rapidement mise en service compte tenu des circonstances actuelles », a prévenu le ministre émirati de l’Energie, Souheil al-Mazrouei, sur Twitter.

Mais son pays est « convaincu qu’un nouvel accord (entre l’Opep et la Russie) est essentiel pour soutenir un marché équilibré et moins volatil », a-t-il ajouté.

Russie « renforcée », selon Poutine

Les annonces des Saoudiens et des Emiratis ne semblent toutefois pas avoir fait plier Moscou. Le président russe, Vladimir Poutine, s’est montré confiant lors d’une réunion avec des investisseurs, se disant « certain » que l’économie russe sortirait « renforcée ».

« Je suis certain que la Russie traversera cette période turbulente avec calme et dignité », a assuré le chef de l’Etat, déjà confronté en interne à d’énormes défis économiques et à une contestation contre sa révision constitutionnelle lui permettant de se maintenir au pouvoir après la fin de son mandat actuel.

Mardi, le ministre russe de l’Energie, Alexandre Novak, avait déclaré ne pas « fermer la porte » aux négociations avec les pays de l’Opep. Le récent désaccord de Moscou « ne signifie pas qu’à l’avenir nous ne pourrons plus coopérer », avait-il ajouté.

Le royaume saoudien affirme avoir une capacité de production de 12 millions bpj, mais il reste difficile de savoir si ce rythme sera viable à long terme.

L’Arabie dispose également de dizaines de millions de barils de brut stockés dans des réserves stratégiques, censées être utilisées en cas de besoin, et pourrait s’en servir pour fournir les barils supplémentaires. Avec AFP

1 Commentaire

1
Poster un Commentaire

avatar
1 Fils de commentaires
0 Réponses au fil
0 Les abonnés
 
Commentaire le plus réagi
Fil de commentaire le plus chaud
1 Commenter les auteurs
Ben Hillel Commentaires récents des auteurs
  S'abonner  
plus récents plus anciens plus de votes
Me notifier des
Ben Hillel
Invité

Calculateurs,Froids,Intelligents,Malins,Rationnels,Roublards,Rusés,et Stratèges Russes !!!! Jouant des PARTIES D’ECHECS sur un ECHIQUIER-MARCHE PETROLIER avec Les Arrogants, Dupés, échauffourés, Gaspilleurs, Impulsifs, Irréfléchis, Sous-Traitants de leurs protecteurs Américains Moins Stratèges, et à courte vision stratégique, et tactique Of Course The Winner is Russia !!!! And The loser is Saudia Arabia ?!, ?!, ?!,?!,….. Quand à la pauvre Algérie, dangereusement affaiblie (1999-2019), Avec une économie exsangue, en faillite Elle se prépare, encore….., à jouer des parties d’Echecs A mettre de l’Ordre dans, et devant sa Maison,complètement déséquilibrée, et désorganisée ….. D’assainissements, de Changements, de Nettoyages, de Réformes, et de Restructurations De ses Institutions, de… Lire plus »

ABONNEZ-VOUS À NOTRE NEWSLETTER

Publicité
Coronavirus dans le monde

ABONNEZ-VOUS À NOTRE NEWSLETTER

A La Une

Articles récents

Coronavirus en Algérie

Populaires