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Agressée par un policier : la journaliste Amel Mohandi témoigne

La Rédaction

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La journaliste Amel Mohandi agressée par un policier
Amel Mohandi a été agressée par un policier ce mercredi 4 mars. Photo : Samir Sid.

La journaliste de Berbère télévision, Amel Mohandi, a été agressée gratuitement par un policier ce mercredi 4 mars devant le Tribunal de Sidi M’hamed où elle couvrait le procès du militant politique Karim Tabbou.

Nous publions ci-dessous le témoignage de la journaliste Amel Mohandi et la photo prise par le photographe Samir Sid. Document.

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Tout d’abord je tiens à vous remercier pour cette vague de solidarité et je vous assure que je n’ai rien de grave. Ce n’est pas la première fois que j’assiste à la maltraitance de la part de quelques policiers en abus de pouvoir qui maltraitent les manifestants durant les marches pacifiques que vit notre pays depuis une année.

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En ce qui me concerne aujourd’hui, j’étais en mission pour couvrir le procès du détenu Karim Tabbou. Ayant été privée d’accéder au tribunal, je me suis dirigée vers le rassemblement qui a eu lieu en face de la porte principale du tribunal.

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J’ai commencé à prendre des plans quand un policier me demande de libérer le passage et de m’en aller. Je me suis donc présentée en tant que journaliste ; il n’a rien voulu comprendre et il m’a méchamment demandé de bouger !

La journaliste Amel Mohandi agressée par un policier
La journaliste Amel Mohandi agressée par un policier devant le Tribunal de Sidi M’hamed. Photo : Samir Sid.

Après avoir pris quelques séquences, je me suis mise à marcher pour rejoindre des amis. Juste devant moi, il y avait une vielle dame, qui doit avoir dans les 70 ans, qui scandait : « Allah Akbar, Karim Tabou ». Un policier sans scrupule ose la traiter de « Chibet Nare » ! La vielle a vite riposté, le policier a tenté de la pousser, j’ai donc essayé de la protéger, le temps qu’elle se dirige vers l’un des membres de sa famille et moi j’ai tenté de serpenter entre la foule pour m’en sortir. C’est là que le même policier qui me pousse brusquement vers le trottoir avec un coup sur l’épaule, un des manifestants que je remercie n’a pas hésité à m’aider et me faire éloigner de la foule. Juste après, j’ai pu rejoindre mes confrères et ensuite rentrer au Tribunal.

C’était uniquement pour éclaircir ce qui s’est réellement passé et vous rassurer que je n’ai rien de grave et rappeler que nous sommes tous exposés à ce genre d’agression. Je ne représente rien devant ceux qui ont déjà été gravement agressés et blessés et malgré cela rien ne va nous faire reculer et nous priver d’informer et de couvrir cette révolution.

Ce qui m’a réellement touché, c’est que pour la première fois j’ai ressenti l’intensité de l’impuissance et l’incapacité de rendre le coup car si c’était un autre homme en civil qui a osé me traiter ainsi, il ne s’en sortirait pas aussi facilement .

Enfin, mes amis n’arrêtaient pas de me le dire : « C’est le métier qui rentre »
Merci Samir Sid, le sniper du Hirak, qui a pu capturer cette photo.

Amel Mohandi, journaliste à Berbère télévision

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