Connectez-vous avec nous

Actu

54e vendredi : « Où est la justice ? » s’interrogent les manifestants

La Rédaction

Publié

le

« Ni la répression policière, ni les arrestations, ni le coronavirus ne nous arrêtera », promettent, en ce vendredi 28 février, les manifestants qui ont vilipendé la justice.

L’acquittement que la justice a prononcé en faveur de Khaled Tebboune, fils du président Tebboune, impliqué dans des affaires avec Kamel Chikhi, dit El Bouchi, a mis en rogne les manifestants algériens qui ont tenu à le faire savoir en ce 54e vendredi de la colère.

A lire : Le fils du président Tebboune acquitté, Kamel Chikhi écope de 8 ans de prison

Rien ne semble émousser la détermination populaire. Les arrestations continuent mais les interpellations d’activistes agissent plutôt comme des moteurs de la mobilisation.

Pour le premier vendredi de « l’an II » de la contestation, les slogans ont à nouveau détourné avec humour l’actualité, mettant à l’honneur le nouveau coronavirus, dont un premier cas en Algérie – un Italien – a été annoncé mardi par les autorités. « Ramenez corona(virus) ou la BRI (unité d’élite de la police), on ne s’arrêtera pas ! » ou « Vous ne nous faites pas peur avec votre corona(virus), on ne va pas s’arrêter ! ». Certains manifestants arborent néanmoins des masques.

« La pluie, le froid, la chaleur, le jeûne du ramadan : rien ne nous a arrêtés » depuis un an, « alors ce n’est pas un virus qui va le faire. Ce virus n’est pas pire que le régime en place », assure à l’AFP Ahlem, bibliothécaire de 50 ans, le nez et la bouche couverts d’un masque chirurgical. Enseignant de 58 ans, Ahmed Bouziane, qui porte un masque antipoussière acheté chez le quincailler, estime qu’il « faut rester vigilants face au coronavirus ». « Mais cela ne nous empêchera pas de marcher », s’empresse-t-il d’ajouter. Pour Sid Ali, biologiste de 45 ans, les médias « affolent » les gens avec le coronavirus: « la grippe saisonnière tue bien plus de monde » que « ce nouveau virus. On va marcher jusqu’à ce que ce régime tombe ».

« Algérie libre et démocratique », « Etat civil et non militaire », « les généraux, à la poubelle et le pays aura son indépendance », scandent aussi les manifestants, reprenant des slogans plus habituels du « Hirak » qui a provoqué la démission du président Abdelaziz Bouteflika le 4 avril 2019 et continue de demander le changement du « système » au pouvoir depuis l’indépendance en 1962. Comme chaque semaine depuis le début du mouvement, de nombreux manifestants arborent des portraits de héros de la révolution algérienne (la guerre d’indépendance contre la France de 1954 à 1962) ou ceux de « détenus du Hirak », arrêtés dans le cadre de la contestation.

« Où es-tu justice ? Les militants en prison et le fils de Tebboune acquitté », scandent-ils en référence à l’acquittement mercredi, dans une affaire de corruption, du fils du président Abdelmadjid Tebboune – élu en décembre lors d’un scrutin boycotté par le Hirak et marqué par une abstention record. Deux ans de prison ferme avaient été requis contre Khaled Tebboune, arrêté en juin 2018 alors que son père n’avait plus de fonctions officielles et détenu depuis. Avec AFP

Cliquez pour commenter

Poster un Commentaire

avatar
  S'abonner  
Me notifier des

ABONNEZ-VOUS À NOTRE NEWSLETTER

Publicité
Coronavirus dans le monde

ABONNEZ-VOUS À NOTRE NEWSLETTER

A La Une

Articles récents

Coronavirus en Algérie

Populaires