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Tunisie : le président Kais Saied menace de dissoudre le Parlement

La Rédaction

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Kaïs Saied
Le gouvernement du président tunisien Kais Saied a du mal à convaincre le Parlement.

Le président de la Tunisie, Kais Saied, a assuré lundi 17 février à Tunis qu’à défaut d’un vote de confiance pour valider le futur gouvernement, la seule autre option était de dissoudre le Parlement, élu il y a quatre mois, et de déclencher des élections anticipées.

Recevant le président de l’Assemblée des représentants du peuple (le Parlement), Rached Ghannouchi (président d’Ennahdha), et le chef du gouvernement d’affaires courantes, Youssef Chahed, le chef de l’Etat président Kais Saied a affirmé que la Tunisie « ne peut sortir de la crise de la formation du gouvernement qu’en se référant à la Constitution et non aux interprétations de ceux qui émettent des Fatwas ».

« Le peuple m’a élu et m’a confié cette responsabilité », a lancé Kais Saied dans une vidéo publiée sur la page officielle de la présidence de la République, précisant qu’il s’appuie dans sa mission sur le texte de la Constitution et que, face à la situation actuelle, il va falloir appliquer l’article 89 de la Constitution.

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D’après ledit article, « si, dans les quatre mois suivant la première désignation, les membres de l’Assemblée des représentants du peuple n’ont pas accordé la confiance au gouvernement, le Président de la République peut décider la dissolution du parlement et l’organisation de nouvelles élections législatives dans un délai d’au moins quarante-cinq jours et ne  dépassant pas quatre-vingt-dix jours « .

« Au cas où le gouvernement n’obtiendra pas la confiance du parlement, il y a aura recours au peuple », a-t-il affirmé, appelant toutes les parties à assumer leur responsabilité en cette étape historique et décisive.

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Par ailleurs, le président de la République a évoqué le concept de gouvernement d’affaires courantes, selon plusieurs expériences comparées, précisant qu’une fois le nouveau parlement prend ses fonctions, le gouvernement qui était en place deviendra un gouvernement d’affaires courantes avec des prérogatives bien limitées.

« Les institutions de l’Etat continueront à fonctionner quelque soit le résultat du vote sur le nouveau gouvernement », a assuré le chef de l’Etat.

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Le processus de formation du gouvernement a connu des difficultés depuis la désignation d’Elyes Fakhfakh par le chef de l’Etat d’assurer cette tache en raison d’un différend entre les partis politiques associés aux concertations sur le futur gouvernement. Le mouvement Ennhdha (54 députés) s’était retiré des concertations.

Fakhfakh avait dévoilé samedi dernier la composition de son gouvernement avant qu’Ennahdha n’annonce la décision de se retirer du gouvernement et de ne pas lui accorder la confiance.

Il avait également annoncé sa décision avec celle du chef de l’Etat « d’exploiter ce qui reste des délais constitutionnels pour emprunter la voie qui sert l’intérêt supérieur du pays ». APS

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