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Hommage à Azzedine Medjoubi, l’artiste engagé

La Rédaction

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Azzedine Medjoubi
Azzedine Medjoubi est assassiné le 13 février 1995 à Alger, à la porte du Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi.

Un vibrant hommage a été rendu jeudi 13 février à Alger à l’homme de théâtre Azzedine Medjoubi, à l’occasion de la 25e commémoration de son assassinat le 13 février 1995, par une représentation de la pièce de théâtre « El Hafila Tassir 2 », un spectacle inscrit dans la continuité de l’oeuvre de ce monument du quatrième art algérien.

L’hommage a consisté en la présentation, au Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi, du mélodrame « El Hafila Tassir 2 », inspiré de « Hafila Tassir », écrit et interprété par Tarek Nasseri et produit par « l’Association de théâtre des artistes libres » de Azzaba, la ville qui a vu grandir Azzedine Medjoubi.

Dans un espace scénique ouvert et dénué de décor, Tarek Nasseri joue le fils de Cherif Zaouali, personnage incarné par Azzedine Medjoubi dans les années 1990, qui lui aussi se retrouve devant le juge pour avoir détourné un autobus vers l’hôpital où son épouse enceinte lutte contre la mort.

Le jeune homme raconte son histoire d’amour avec Wafa, sa modeste condition, comme celle de son père, et son refus de voir son épouse mourir dans un hôpital comme sa mère Djamila incarné dans la pièce original par Dalila Hellilou.

Si le contexte de la pièce reste inchangé, Tarek Nasseri propose une actualisation du quotidien du citoyen de modeste condition qui « peine à accéder à son droit au soins, au travail ou au logement » et qui finit par « connaître le même sort que ses parents » trente ans plus tôt.

En plus d’avoir repris des répliques du dialogue de cette pièce mise en scène par Ziani Cherif Ayad et adaptée du roman « Le voleur d’autobus » de l’Egyptien Ihsan Abd Al Quddous, « El Hafila Tassir 2 »  intègre également des passage audio de la version de Azzedine Medjoubi.

Assassiné par des terroristes le 13 février 1995 à Alger, à la porte du Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi dont il était directeur, Azzedine Medjoubi avait marqué les planches par sa présence et ses brillantes prestations en tant que comédien et metteur en scène contribuant pendant trente ans à l’épanouissement de la culture et au développement du théâtre algérien.

 Assassiné à l’âge de 49 ans, Azzedine Medjoubi qui compte à son actif de grandes oeuvres, avait campé des rôles dans plusieurs pièces comme « Bab El Foutouh » et « Galou Laarab Galou » en plus d’avoir mis en scène « Ghabou Lefkar » et « Aâlem el Baouch » primée au Festival de Carthage (Tunisie).

Il avait aussi tenté l`expérience du théâtre indépendant en créant en 1990 la compagnie « Masrah El-Qalâa » avec des compagnons de route comme Sonia, Sakina Mekkiou de son vrai nom, M’hamed Benguettaf, et Ziani Cherif Ayad.

En plus de ce riche parcours sur les planches, Azzedine Medjoubi avait investi le grand écran dans des production comme « Journal d’un jeune travailleur » de Mohamed Iftissane, « automne 1988 » de Malik Lakhdar Hamina ou encore « Youcef ou la légende des sept dormants » de Mohamed Chouikh.

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