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Sid Ahmed Belhadi, le procureur qui a relaxé des hirakistes, muté aux frontières libyennes !

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Belkacem Zeghmati
Belkacem Zeghmati, ministre de la justice

Ce qui est arrivé à Sid Ahmed Belhadi, le procureur adjoint de Sidi M’hamed ayant plaidé la relaxe de 16 hirakistes le 9 février, est très grave.

Pour avoir plaidé en toute âme et conscience la relaxe des hirakistes et indépendamment des injonctions, le procureur adjoint Sid Ahmed Belhadi a été sanctionné par le ministre de la Justice qui l’a muté à… Oued Souf, sur les frontières libyennes.

Les tracasseries ont commencé pour le procureur adjoint Sid Ahmed Belhadi, au lendemain de son réquisitoire, dans lequel il demandé la relaxe des 16 hirakistes arrêtés lors des manifestations du 48e vendredi à Alger, et a appelé à… l’indépendance de la justice, sous les applaudissements et les youyous de l’assistance.

Le procureur adjoint Sid Ahmed Belhadi aurait été d’abord convoqué en « haut lieu » ! Par l’inspection générale du ministère de la justice, indiquent certaines sources. Par le cabinet du ministère de la Justice dirigé par Belkacem Zeghmati, rapportent d’autres.

Peu importe qui l’a convoqué, puisque le dossier de Sid Ahmed Belmahdi, ce procureur adjoint qui osé plaider la relaxe de hirakistes, a atterri entre les mains du « cabinet » chargé de casser toute velléité d’indépendance de la Justice et d’émancipation de la société algérienne.

 Le Club des magistrats dénonce

Le Club des magistrats a dénoncé auparavant dans une déclaration la convocation de Sid Ahmed Belhadi, estimant qu’il n’y a pas eu « faute professionnelle ».

« Le fait qu’il ait requis la relaxe ne constitue pas une faute professionnelle au sens de l’article 60 du statut du magistrat, de même que cela ne nécessite pas une convocation devant l’inspection générale, puisque des centaines de demandes de relaxe ou d’application de la loi sont enregistrées, parfois même devant le tribunal criminel », lit-on dans le communiqué du Club des magistrats.

Pour le Club des magistrats, « ce qu’a fait l’inspection générale du ministère de la Justice constitue une entrave au processus d’indépendance de la justice, une menace à la sécurité constitutionnelle et professionnelle des magistrats et une atteinte à la constitution ». « Cela démontre une fois de plus la mainmise de l’exécutif sur le pouvoir judiciaire avec l’intention de terroriser les magistrats et de leur contester leur droit de s’exprimer librement », indique le Club des magistrats.

C’est un acte à ne pas laisser passer sous silence et qui devrait susciter la mobilisation de toute la société algérienne : classe politique, associations, militants des droits de l’homme, simples citoyens…

Synthèse I. Farès

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Belhadi
Belhadi
3 mois plus tôt

Ce sont les hommes qu’ont recherche.
Merci pour ceux qu’ils l’ont mis sur un piédestal.
Il sera le futur président de l’Algerie.

Ramon a la Playa
Ramon a la Playa
3 mois plus tôt

Vous avez mis la photo du Ministre de la Justice;..mais franchement on pouvait s’en passer pour cet article! La photo du procureur adjoint Sid Ahmed Belhadi aurait été plus convenue! Demandons sans pitié la démission du Ministre de la Justice, sans cervelle ni grande intelligence et que l’on modifie la constitution algérienne: demandons une justice indépendante et que la nomination des magistrats ne soit PLUS DÉSORMAIS l’apanage du pouvoir politique qui abuse et abuse..et abuse au dépend du Peuple algérien!

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