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Jaich al-Islam appelle la France à libérer son ancien porte-parole

La Rédaction

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Le groupe islamiste armé syrien Jaich al-Islam a appelé samedi 1er février les autorités françaises à relâcher son ancien porte-parole, arrêté mercredi et mis en examen pour torture et crimes de guerre.

L’homme interpellé se faisait appeler Islam Alloush, mais se prénomme en réalité Majdi Mustafa Nameh et se trouvait en France au titre d’un visa Erasmus pour étudiants.

Arrêté à Marseille (Sud), il a été mis en examen notamment pour « actes de torture et complicité », « crimes de guerre » et « complicité de disparitions forcées », a appris l’AFP de source judiciaire.

Dans un communiqué publié samedi sur sa chaîne Telegram, le groupe Jaich al-Islam (Armée de l’Islam) a exhorté la justice française à libérer son ex-porte parole et à abandonner les accusations portées à son encontre.

Le groupe a affirmé que M. Nameh avait rompu tout lien avec lui.

Jaich al-Islam était l’un des plus importants groupes de l’opposition au régime de Bachar al-Assad dans la région de Damas, notamment la Ghouta orientale, après le début de la guerre en Syrie en 2011.

Le groupe est accusé par des ONG de violations des droits humains.

Jaich al-Islam est notamment soupçonné de l’enlèvement le 9 décembre 2013 de l’avocate et journaliste syrienne Razan Zeitouneh, son mari Waël Hamada et deux de ses collaborateurs.

Mme Zeitouneh avait été l’une des figures du soulèvement populaire lancé en mars 2011 contre le régime de Bachar al-Assad, et avait reçu cette année-là le Prix Sakharov des droits de l’Homme en compagnie d’autres militants du « Printemps arabe ». Elle avait ensuite critiqué les violations des droits humains commis par toutes les parties au conflit.

Une plainte visant des membres de ce groupe islamiste avait été déposée en juin dernier auprès du pôle crimes contre l’humanité du Parquet national antiterroriste pour « actes de torture », « disparitions forcées », « crimes contre l’humanité et crimes de guerre », commis dans la Ghouta entre 2012 et avril 2018, par des ONG, ainsi que par sept membres de la famille de Mme Zeitouneh. AFP

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