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Les restes de 800 entreprises cédées aux affairistes seront récupérés

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Le gouvernement a décidé de récupérer ce qui reste de quelque 800 entreprises publiques cédées au dinar symbolique du temps des ex-Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal aux affairistes et aux oligarques qu’on dit proches du cercle de l’ex-président déchu Abdelaziz Bouteflika, rapporte le quotidien arabophone El Khabar dans son édition de ce jeudi 30 janvier.

Le plan gouvernemental qui sera présenté au président Abdelmadjid Tebboune la semaine prochaine comprend, dans son volet industrie, de nouvelles procédures et mécanismes visant à récupérer toutes les entreprises privatisées qui n’ont pas produit de valeur ajoutée, indique encore El Khabar qui cite des sources sûres.

Aussi, une commission interministérielle chapeautée par Abdelmadjid Tebboune sera installée et se penchera sur ces entreprises qui n’ont apporté aucune valeur ajoutée à l’économie nationale.

Qui profitera du foncier industriel récupéré ?

Il faut souligner que ce sont les milliers d’hectares du foncier industriel et les locaux qui intéressent le gouvernement car il ne doit pas rester pas grand chose de ces entreprises cédées aux patrons proches des décideurs.

En effet, les entreprises publiques cédées au dinar symbolique ont été fermées, le matériel vendu aux enchères ou en tant que ferrailles et les travailleurs licenciés, le plus souvent sans aucune indemnité !

Il ne reste plus de ces entreprises que les terrains, ce qu’on appelle le foncier industriel, et les locaux qu’il va falloir tout de même récupérer. Mais il reste à savoir à qui ira ce foncier industriel une fois récupéré, à quel prix et sous quelles conditions !

Car il n’est pas dit que le gouvernement Tebboune-Djerad veuille renoncer aux orientations libérales en terme d’économie ni enquêter sur l’enrichissement illicite et mafieux (à supposer qu’il existe un enrichissement licite et non mafieux) généré par la privatisation des entreprises publiques.

« L’arrêt technique d’activité », un euphémisme pour dire « liquidation », de l’usine Eniem de Tizi Ouzou à compter du 2 février et le sort incertain réservé à ses 1700 travailleurs et à leur famille en disent long sur la conception qu’ont Tebboune et ses ministres de l’industrie publique.

Pour rappel, la privatisation des entreprises publiques a été l’un des crimes économiques commis impunément en Algérie et l’un des drames sociaux qui ont profondément bouleversé la société algérienne.

On parle de près de 1 500 entreprises publiques liquidées pour être cédées au dinar symbolique aux « amis » et de près de 1 million et demi de travailleurs licenciés.

A. Guatri

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