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FFS : le pouvoir est antidémocratique et antisocial

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Le Front des forces socialistes (FFS) a rendu publique ce lundi 12 janvier une déclaration signée par le premier secrétaire Dr Hakim Belahcel dans laquelle il estime « que rien ne change véritablement dans la nature du pouvoir, foncièrement antidémocratique et antisocial » et rappelle la nécessité de l’élection d’une Assemblée constituante. Document

Les Algériennes et les Algériens sont sortis manifester dans tout le pays de façon unitaire et pacifique, et ce depuis près d’un an, animés d’un sursaut patriotique exemplaire pour exiger le changement radical du système et la reconstruction d’une Algérie, qui soit libre et démocratique, pour laquelle ont combattu des générations de militants.

Les architectes de la Plateforme de La Soummam et de la déclaration du 1er Novembre 1954 ont conçu le plan de cette reconstruction sur une base démocratique et sociale. Ce plan directeur est la Constitution que le peuple algérien devait élaborer au lendemain de l’indépendance par ses représentants au sein de l’Assemblée nationale constituante élue démocratiquement, un processus avorté par le régime d’apparence civil, qui se perpétue par l’alternance clanique, en violation du principe qui devait prévaloir dans la conduite du pays, à savoir la primauté du politique sur le militaire.

Le Front des forces socialistes (FFS), fidèle aux idéaux de la Révolution, n’a cessé depuis sa création de revendiquer le libre exercice par le peuple algérien de son droit à l’autodétermination pour choisir ses institutions à travers une Assemblée nationale constituante et d’appeler les tenants du pouvoir à respecter ce droit, tout en sensibilisant le peuple à se mobiliser pacifiquement pour arracher ce droit. Il se réjouit de voir que ce combat n’a pas été vain et se poursuit avec tout le peuple rassemblé dans la Révolution du 22 février, pour conquérir une nouvelle indépendance avec l’objectif de se libérer d’un régime dictatorial après s’être libéré du joug colonial.

Sourd aux aspirations du peuple, le régime en uniforme soucieux de pérenniser son emprise sur la société, se contente d’une façade faussement démocratique en organisant une farce électorale pour doter l’Etat d’une gouvernance civile d’apparence légale, sans pouvoir réel, avec un président illégitime, un gouvernement du même système et les mêmes pratiques autoritaires pour imposer une feuille de route visant à maintenir le statu quo avec des apparences de changement sans que rien ne change véritablement dans la nature du pouvoir, foncièrement antidémocratique et antisocial.

Pour se convaincre que le régime ne lâchera pas le pouvoir de son plein gré, il suffit d’observer :
– le processus non démocratique engagé pour apporter des amendements à la Constitution, avec une rédaction par des experts sous la dictée du pouvoir, son adoption par une Assemblée illégitime et impopulaire et sa consécration par un référendum sous le contrôle de ce même régime, et ce, quel que soit le taux de participation qu’on sait d’avance quasiment nul.
– la poursuite des mesures de répression et des arrestations arbitraires, le refus de toute libération inconditionnelle des détenus politiques et d’opinion et le non abandon des poursuites judiciaires.

Le Front des forces socialistes (FFS), face à ce constat,
– salue les Algériennes et les Algériens qui poursuivent leur révolution pacifique jusqu’à la réalisation de ses objectifs
– dénonce toutes les manœuvres qui visent à étouffer les revendications de la révolution pacifique du peuple algérien, qui aspire à un changement radical du système et non à un ravalement de façade,
– rappelle que les revendications légitimes du peuple ne peuvent être satisfaites que par l’élection d’une Assemblée nationale constituante dont la mission est l’élaboration d’une nouvelle Constitution consensuelle adoptée par un référendum populaire, prélude à l’avènement de la deuxième république qui est la seule perspective de sortie de crise.

– considère que les exigences de cette révolution pacifique, sur le plan politique, économique, social, culturel, ne peuvent être satisfaites que dans le cadre d’une transition démocratique pour instaurer un Etat de droit civil, démocratique et social.

Le Front des forces socialistes (FFS), préoccupé par le contexte régional et international menaçant à nos frontières,
– réitère son attachement indéfectible à la défense de la souveraineté nationale, de l’intégrité territoriale et de l’unité de son peuple,
– exprime sa solidarité au peuple frère libyen et son souhait que la crise actuelle trouve sa solution dans le cadre de la légalité internationale et du dialogue entre Libyens.

Le FFS présente ses meilleurs vœux au peuple algérien et à ses militants (es) et sympathisant (es) à l’occasion de Yennayer 2970.

Le premier secrétaire
Dr Hakim Belahcel

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Mellah hocine

Fidèle aux principes directeurs émanant de sa charte de création en 1963, le FFS ne cesse de revendiquer cete participation citoyenne aux destinées de leur pays , l’Algérie.
Après un scénario faussement écrit par les tenants du pouvoir pour imposer son élection présidentielle, ce même pouvoir tente d’imposer son seul point de vue sur la futur Constitution. Une Constitution reste une affaire politique et non technique pour pouvoir la faire rédiger par des experts. La seule et unique approche Constitutionnelle reste l’assemblée Constituante émanant du peuple.

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