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Mémoire

La famille de Mohamed Khider réclame justice

La Rédaction

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A l’occasion du 53e anniversaire de la mort de Mohamed Khider, sa famille demande que « justice soit faite » et « qu’un mea culpa soit publiquement » annoncé par les nouvelles autorités. Contribution de Tarik Khider, fils de Mohamed Khider

Le 03 janvier 2020, 53 années sont passées depuis l’assassinat du héros national, Mohamed Khider. C’est ainsi que le régime algérien règle ses problèmes. Mohamed Khider n’est pas le premier et ne sera pas le dernier.

Le rouleau compresseur du système de dictature lancé par Houari Boumediene soutenu par son fidèle ami Bouteflika s’impose dès le coup d’état du 19/06/1965.

Mais les graines de cette dictature sont déjà semées durant l’année 1963, lorsque Khider en avril de cette même année, décide de démissionner de son poste de secrétaire général du parti du FLN. Des divergences énormes séparent les deux hommes. Mohamed Khider exigeait un congrès ouvert regroupant toutes les sensibilités et permettant ainsi de débattre de manière démocratique de tous les sujets d’intérêt national contrairement à Ben Bella qui considérait l’inverse. Pour celui-ci, il fallait encadrer le parti pour assurer son orientation, bref à la soviétique.

1963, c’est également l’assassinat de Mohamed Khmisti, ministre des affaires étrangères, qui trouble Mohamed Khider. Ce poste sera attribué à Abdelaziz Bouteflika grand soutien à Boumediene… Cette nomination ne satisfait pas Khider. En effet, la divergence essentielle entre Khider et Ben Bella sera celle de déterminer la position de l’armée dans la gestion politique de l’Etat. Khider s’exprimera haut et fort : « L’armée doit regagner les casernes et ne plus s’occuper de politique », contrairement à Ben Bella qui, conscient de sa force, préfère la laisser participer activement à la gestion politique de l’Etat. Nous voyons aujourd’hui où cela a mené l’Algérie.

1963 est aussi l’année du coup de force que Ben Bella va effectuer et qui fait pressentir le pire pour l’avenir de notre pays. Le 31/07/1963, il prend les députés de court et fait adopter une Constitution sur mesure par les cadres du FLN, au cinéma Majestic à Alger. Cette décision va précipiter notre pays dans la guerre civile et cela jusqu’au putsch mené par Houari Boumediene.

Depuis lors, la gouvernance militaire tant redouté par Mohamed Khider s’est fondu dans l’Etat, générant un système de dictature népotique, favorisant un régime politique kleptocrate qui mènera notre pays dans la misère et la souffrance de nos compatriotes.

Le mouvement du Hirak du 16/02/2019, contre ce système, donne raison à Mohamed Khider et à bien d’autres opposants au régime. S’il était encore de ce monde, je sais qu’il serait enthousiaste par ce mouvement pacifique mais ferme.

A l’occasion de ce 53e anniversaire de sa mort, nous demandons à nouveau que justice soit faite quand à son assassinat et qu’un mea culpa soit publiquement annoncé par les nouvelles autorités condamnant à tout jamais cette pratique de gangsters politique, contraire aux droits de l’homme et qu’ainsi notre Algérie soit libérée de ses chaines pour que nos héros martyrs puissent reposer en paix et qu’enfin notre jeunesse puisse vivre pleinement dans leur pays.

Tarik Khider, fils de Mohamed Khider

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