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Voilà ce que disait Mohand Oussaïd Belaïd sur la crise

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Belaïd Mohand Oussaïd (72 ans), le tout désigné ministre conseiller à la Communication et porte-parole de la Présidence, avait appelé à la prise de certaines mesures en août dernier.

En effet, lors de sa rencontre avec le fameux panel de Karim Younès, le président du Parti de la liberté et de la justice (PLJ), Belaïd Mohand Oussaïd, avait mis l’accent sur la nécessité d’un dialogue consensuel et exigé que des mesures d’apaisement soient prises en urgence.

Pour détendre le climat politique tendu, le président du PLJ avait demandé la prise de mesures d’apaisement d’urgence comme la libération des détenus, l’ouverture du champ politique et associatif et le respect des libertés d’expression et de manifestation.

Belaïd Mohand Oussaïd avait même exigé le départ du gouvernement Bedoui et son remplacement par un exécutif de technocrates et de compétences nationales. Tout comme il avait insisté sur l’isolement de tous ceux qui ont soutenu le 5e mandat de Abdelaziz Bouteflika !

Deal politique ou simple revirement ?

Voilà pour ce qui est des positions de principe et des exigences politiques défendues par le président du Parti de la liberté et de la justice (PLJ), Belaïd Mohand Oussaïd, le mois d’août dernier devant le panel de Karim Younès. Des revendications reprises à son compte par Karim Younès lui-même !

Aujourd’hui, le très jeune Mohand Oussaïd Belaid n’a pas hésité a répondre au premier appel du désormais président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui est pourtant massivement rejeté par les Algériens, pour les mêmes raisons qu’il exposait en août dernier.

Belaïd Mohand Oussaïd, le désormais premier communicant de la Présidence, renie-t-il ses déclarations et ses principes clamés haut et fort en août dernier ou lui a-t-on promis quelque ouverture politique ?

Les prochains jours apporteront la réponse à cette question. On verra si le pouvoir mettra fin à sa politique de division du peuple algérien et de discorde, notamment avec la criminalisation du drapeau amazigh et l’emprisonnement des manifestants pacifiques. On verra aussi si les services de sécurité et la justice continueront à agir en dehors de toute légalité comme ils l’ont fait jusqu’à présent en arrêtant les citoyens sans raison et en les emprisonnant injustement.

Par ailleurs, il est à craindre que Abdelmadjid Tebboune soit sur la voie suivie par Abdelaziz Bouteflika lors de son premier mandat en 1999. Imposé au palais d’El Mouradia par l’institution militaire en 1999, lors d’une présidentielle marquée par le retrait de tous les candidats, Abdelaziz Bouteflika avait commencé en premier lieu par tendre sa main à une certaine classe politique dite d’opposition, à l’image de Khalida Toumi, Amar Ghoul et Amara Benyounes, qu’il finira par corrompre.

Enfin, il faut souligner que le véritable changement passe nécessairement par l’élection d’une Assemblée constituante souveraine qui actera la naissance de la nouvelle République algérienne qui réponde aux aspirations des travailleurs, des femmes, des paysans et des plus démunis.

Amélia Guatri

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Cheikh
Cheikh
1 année plus tôt

Entre «  »avoir une position » » et «  »prendre une position » », il semble avoir opté pour «  »prendre une bonne position » » : Le siège n’aura pas eu le temps de refroidir !

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