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Appel de Tebboune : Makri du MSP se dit favorable

La Rédaction

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Abderrezak Makri du MSP

Abderrazak Makri, le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), répond favorablement à l’offre de dialogue du nouveau président Abdelmadjid Tebboune.

Le MSP sera « partie prenante du processus de dialogue (avec Abdelmadjid Tebboune, ndlr) afin de contribuer aux réformes » et « nous proposerons nos idées et nos suggestions », a indiqué son président Abderrazak Makri dans ce communiqué rendu public aujourd’hui lundi 30 décembre.

« Notre devoir national et le devoir des autres est de donner au nouveau président la chance de réussir, (…) sa réussite est dans l’intérêt de l’Algérie et de l’ensemble des Algériens, qu’ils aient participé au scrutin ou pas, qu’ils aient voté pour lui ou pas », a précisé Abderrazak Makri le président du MSP à propos de la collaboration avec Abdelmadjid Tebboune.

Cette déclaration du parti islamiste modéré sonne comme une offre de service et fait voler en éclats l’embryon d’opposition née à la faveur du mouvement de dissidence populaire. Une attitude somme toute naturelle quand on connait le parcours de ce parti islamiste qui a tout le temps participé au gouvernement et à l’Alliance présidentielle.

Dans son discours d’entrée en fonctions, le 19 décembre, le président Tebboune, élu le 12 décembre dans un scrutin marqué par une abstention record (plus de 60%), a appelé « à tourner la page des divergences et de la division ». Il a également affirmé « tendre la main à tout le monde » en vue de « répondre aux revendications populaires » pour « bâtir une nouvelle République ».

L’Algérie est le théâtre depuis le 22 février d’un mouvement (« Hirak ») de contestation populaire inédit du régime qui dirige le pays depuis son indépendance en 1962. Ce mouvement sans structure formelle a marginalisé les partis politiques.

Depuis qu’il a obtenu en avril la démission du président Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 20 ans, le « Hirak » exige des institutions de transition chargées de réformer l’Etat et de démanteler le « système » au pouvoir. Il s’est opposé à la présidentielle voulue par ce « système » pour élire un successeur à M. Bouteflika et mettre fin à la crise.

Le MSP n’a pas présenté de candidat au scrutin et n’en a soutenu aucun, estimant que « les préalables requis, notamment la transparence de l’élection et la satisfaction des revendications du Hirak, » n’étaient « pas réunis ».

Peu après la victoire de M. Tebboune, il avait affiché sa méfiance concernant une première offre de « dialogue » du président élu au « Hirak », rappelant que des offres semblables antérieures n’avaient eu aucune suite.

Principal parti d’opposition au Parlement (34 députés sur 462), le MSP, qui se réclame des Frères musulmans, avait été dès 2004 membre de l’Alliance présidentielle, coalition soutenant le président Bouteflika, élu pour la première fois en 1999. Le parti avait rompu en 2012.

Toutefois, Abderrazak Makri a précisé que son parti n’avait pas été consulté pour la formation du gouvernement dont M. Tebboune a chargé Abdelaziz Djerad, nommé Premier ministre samedi. Avec AFP

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