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Tebboune, le cache-misère de la « bande »

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Le roitelet éphémère Ahmed Gaïd-Salah, aussitôt enterré par effraction au carré des Martyrs, la “bande” resserre les rangs pour mieux protéger ses intérêts exorbitants.

Abdelmadjid Tebboune, sorti du chapeau de l’état-major de l’armée, doit maintenant assurer le service après-vente de la supercherie électorale et sauvegarder les intérêts de la « bande ».

Rien n’a changé et aucune ligne ne bougera, mais le Président nouveau, élu à la majorité des scrutins du cabinet noir, va devoir jouer son rôle de cache-misère d’un système derechef mis à nu. Par la grâce de l’ancien chef d’état-major, la “bande” ou la mafia politico-financière qui a placé le pays sous sa lourde tutelle depuis l’Indépendance confisquée est montée en première ligne lorsque la menace planait sur ses insondables privilèges. Même si c’était un secret de Polichinelle, la “bande” de généraux félons a dû montrer qui gouvernait réellement alors que la rue menaçait de tout emporter dans sa colère longtemps contenue.

Passablement élu, lors d’un retentissant non-scrutin, Tebboune est mis en demeure par son véritable employeur, la sinistre “issaba” (bande), de revêtir vite son costume d’opérette au service d’un système mafieux qui s’échine à retourner à son confortable anonymat après être monté effrontément en premières lignes durant des mois.

Abdelmadjid Tebboune, le nouveau jouet de la “bande”, qui ne peut agir sans l’assentiment de celle-ci, nomme un Premier ministre, issu comme lui du vivier du parti unique aux commandes visibles du pays depuis juillet 1962. Il promet de nommer des ministres jeunes, de “26 ou 27 ans”, comme si le seul critère de la jeunesse était de nature à faire taire le grondement de la rue. Surtout que la “bande” abrite en son sein des jeunes passés maîtres dans leurs occupations coutumières de prébendiers ou de trafiquants de drogues de haut vol…

Les victimes d’Ahmed Gaïd Salah sont toujours incarcérées même après ses funérailles de fête foraine; Bouregaa ou les porteurs de l’emblème amazigh ne représentaient pas seulement un danger pour l’apprenti-tyran mais hantent toujours le sommeil de la “bande”, tentaculaire, qui veut remettre de l’ordre dans ses sales affaires après la nomination du discret Chengriha comme remplaçant du “héros” de pacotille.

Onze mois après le soulèvement populaire, la crise est en l’état et rien, de la part du régime militaire, ne semble indiquer une inflexion au changement véritable. Parmi le lot de mesurettes que la « bande » condescend au nouvel “élu”, une décision de poids est attendue : la libération de Tebboune junior, ci-devant membre actif du cartel algérien de la cocaïne. Escobar, sors de ce corps !

Saïd Kaced

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Mellah hocine
Mellah hocine
8 mois plus tôt

Le noyau du système est toujours sous protection renforcée. Pour pouvoir l’atteindre , il faudrait plus que ce slogan  » itnahaw gaa » . Le système qui couve le régime , lui même couvait le pouvoir doit être atteint par un PACIFISME sans faille malgré les provocations et autres atteintes à la dignité du citoyen. Tebboune sait très bien que la force populaire est bien plus importante que la force des armes. Il doit réfléchir sur l’axe à emprunter afin d’assurer sa longévité et sa crédibilité. Des mesures de détente courageuses doivent être prises en urgence. Tebboune est entrain de tâter… Lire plus »

IzouNouar
8 mois plus tôt

Ce n’est pas de cette façon qu’on arrivera a réaliser quelque chose de positif pour le pays. A mon humble avis, il est temps de trouver un terrain d’entente qui permettrait de trouver des solutions qui feront de l’Algerie un pays prospère. Cordialement.

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