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Nour-Edddine Boukrouh : l’Algérie bientôt en guerre ?

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Nour-Eddine Boukrouh revient dans ce texte sur la menace de guerre qui pèse sur l’Algérie. Contribution.

Longtemps l’Algérie pensait que le risque de guerre le plus sérieux auquel elle pourrait être confrontée viendrait de son voisin de l’Ouest, le Maroc, responsable des deux litiges qui les ont opposés militairement par le passé.

Le premier, né de la contestation par le Maroc d’une partie des frontières communes, a donné lieu en 1963 à la « guerre des sables », et le second est une conséquence de l’occupation du Sahara occidental par le Maroc qui a conduit les armées des deux pays à s’affronter à petite échelle et en deux manches (les batailles d’Amgala I et Amgala II en 1975, de sorte qu’il n’y ait ni vainqueur ni vaincu). En fait les deux pays ont perdu et continuent de l’être sur d’autres plans.

Bien que les deux Etats aient, depuis, englouti des centaines de milliards de dollars pour renouveler périodiquement leurs équipements militaires et maintenir une parité flottante, soustrayant ces montants colossaux à l’œuvre de développement, il n’y a pas eu, Dieu merci, d’occasion de les utiliser.

Il devrait y en avoir encore moins à l’avenir à condition que les deux pays revoient de fond en comble et très vite leur conception de la sécurité nationale et de l’intérêt national et se préparent à faire face ensemble à l’ouragan géostratégique qui a ravagé les pays du Moyen Orient et s’oriente désormais vers nos contrées. 

On a longtemps cru qu’il s’arrêterait à la zone des tempêtes qu’était le Moyen-Orient depuis la première guerre mondiale et qu’il épargnerait le Maghreb, mais notre tour de le recevoir de plein fouet semble bel et bien venu après qu’un large couloir lui ait été ouvert par le Sahel et la Libye.

Jamais il n’y a eu dans notre région une concentration aussi importante de forces étrangères qui ne repartiront pas avant d’avoir morcelé ce pays et mis la main sur ses richesses naturelles. L’appétit venant en mangeant, les puissances rivales qui se disputent zones d’influence et richesses naturelles dans le monde voudront aller plus loin et faire connaitre aux pays maghrébins un sort semblable. 

Une fois positionnées et durablement installées en Libye et dans les pays du Sahel qui nous sont tous frontaliers, ces puissances en viendront forcément au gros morceau de l’Afrique, au pays-continent qu’est l’Algérie. Les anciennes puissances qui l’ont occupée entre le XVIe et le XXe siècle (Empire ottoman devenu Turquie et France) sont sur place.

Ça ne se fera pas du jour au lendemain ou sous forme d’invasion militaire, mais progressivement, par touches successives, en nous divisant et nous déstabilisant par la subversion, l’encouragement du séparatisme, la manipulation du djihadisme, l’affaiblissement économique…

La menace est à nos portes. Le Maghreb est en train de perdre définitivement la Libye unioniste, un des anciens maillons forts de la région par ses ressources énergétiques. La Tunisie tangue en raison de l’impuissance de sa classe politique à gouverner ensemble. Reste les deux pays-locomotives maghrébins, l’Algérie et le Maroc, qui devraient songer à profiter du temps qui reste avant l’orage pour mettre à jour et au diapason leurs politiques étrangères et dégager des positions communes face à ce qui se passe actuellement dans la région.

Les cinq pays qui ont signé jadis l’acte de naissance de l’UMA (Union du Maghreb arabe) doivent comprendre qu’il est impérieux de rouvrir rapidement le sujet s’ils veulent survivre à l’ouragan qui va balayer cette région longtemps restée en dehors des conflits internationaux. Si la menace est à nos portes et peut agir sur nous comme un seau d’eau destiné à nous réveiller aux enjeux qui nous impliquent, même si on l’ignore, les solutions aussi sont à notre portée. 

Au moment où il est question de donner à notre pays une nouvelle Constitution consacrant la souveraineté du peuple et promouvant une gouvernance démocratique moderne, démocratique et sociale, seules garanties d’un avenir national solide, il faut aussi penser à revoir en profondeur notre vision du monde, des relations internationales et de l’emploi de nos forces armées car, on le découvre enfin, la sécurité d’un pays ne s’arrête pas à ses frontières.

Une constitution reflétant véritablement la volonté populaire aura pour premier effet de restaurer l’union nationale et de rendre le pays plus fort, invincible même. C’est le premier défi que doit relever le nouveau président de la République qui ne comblera pas son déficit de légitimité en tenant sa promesse de créer au sein de la présidence un service de rapatriement gratuit des dépouilles mortelles des Algériens décédés à l’étranger, en s’impliquant dans la course derrière les sachets en plastique qui s’envolent quand il y a du vent, en supprimant l’IRG à tous les salariés, ou avec d’autres idées farfelues ramassées au ras des pâquerettes du populisme dont on a tant souffert.

Il y arrivera en impulsant et en explicitant une vision de la nouvelle Algérie institutionnelle, administrative, politique, économique, culturelle, et des périls qui la menacent. Pour ce faire, il doit se concevoir comme le président qui conduira la transition vers l’Etat de droit démocratique et social revendiqué par le peuple qui manifeste pacifiquement depuis bientôt un an, et s’adresser à lui en tant que tel. Il pourrait aller, pour conquérir pleinement la légitimité dont il a besoin pour réaliser les changements qu’il espère, jusqu’à remettre en jeu son mandat après avoir mis en place la nouvelle Constitution et les nouvelles lois sur les partis et le régime électoral annoncées.

Sans la confiance et le suffrage des Algériens et, partant, une liberté de mouvement totale dans son rôle de président, il restera un président fantoche haï dans son pays et méprisé à l’étranger à qui il ouvrira de ce fait un large couloir par lequel il pourra se faufiler parmi nous pour élargir les lignes de fracture. 

« Si tu ne veux pas la guerre, prépare la paix », répondrai-je à la fameuse parole latine.

Nour-Edddine Boukrouh L’Algérie est-elle en guerre ?

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bab
bab
2 années plus tôt

Tout ceci n’est que stratégie de l’organisation pour que le peuple algérien arrête ses revendications
Il faut savoir que la Tunisie a était arracher des mains de benou-saoud par le président Sarkozy et personne n’y touchera le reste n’est que stratagème des benou-saoud
Quand a cette énergumène
De 1999 à 2005 il a fait partie du gouvernement algérien

abdelkaderderamchi
2 années plus tôt

pour repondre a noreddine boukroh je lui demande d’aller revisé son niveau et l’histoire de l’algerie depuis sa fondation qui a demarré a l’heure de l’empire othomane si mr boukroh est musulman il ne trouve rien a dire maintenant que notre pays algerie est menacé par la destabilisation chronique imposée par les regimes imperialo-sionistes pour s’accaper les richesses ce n’est la faute aux otomans ni a l’emir abdelkader ni aux valeureux berberes qui ont vecu de log siecles sous le joug de l’empire romain est autres.et surtout le mot turk qui n’incombe aux khalifa musulman dont la turkie avant sa… Lire plus »

Bennabi
Bennabi
2 années plus tôt

Cela fait 6 mois que Boukrouh n’a pas donné de nouvelle ni aucun engagement et Voila il nous revient avec de la peur..le HIAK a avancé sur une autre problématique: Un état civil et démocratique

Attika
Attika
2 années plus tôt
Reply to  Bennabi

Il a fumé quoi pour dire cette connerie et je vous demande de réviser vos cours d histoires bcp de mélange et débile Arrêter de recycler le passé

Bennabi
Bennabi
2 années plus tôt

Haftar est un pur criminel..il y a eu des élections et un gouvernement légitimes mais ses maitres ( émirats, Sissi, Saoudiens et russes maintenant..) font tout pour faire échouer tout projet démocratique dans la région MENA..Je rappelle pour certains idiots qui nous le présentent comme une républicain que son armée est majoritairement constitués de madkhalistes ( salafistes pro saoudiens) et de mercenaires…..Heursement les tripolitaines et les amazigh de Libyes combattent ce criminel..Ils sont lachés par les occidentaux et par conséquent ils se tournent vers la Turquie… La seule solution pour l’Algérie est d’avoir une démocratie pour consolider nos rapports avec… Lire plus »

DIMA RAYANE WAKEF
DIMA RAYANE WAKEF
2 années plus tôt

TAIS TOI C’EST MIEUX Mr BOUKROUH

Baya
Baya
2 années plus tôt

Arrêté votre philosophie prématurée l’Algérie reste debout, la main dans la main pour construire une nouvelle Algérie comme il là souhaite les jeunes, il faut faire confiance à ce nouveau président, l’aider pour construire, il faut tourné la page, oui le hirak reste une histoire mais ça suffit travaillé ce payé ne donner pas la chance aux autres ennemis pour nous détruir, on veut pas être piégé comme la Syrie ce beau payé qui est détruit , l’ Irak qui est devenu une piste de guerre,la Libye ect ça suffit

Mohammed Bel
Mohammed Bel(@mo_bel)
2 années plus tôt

l’Algérie et le Maroc doivent s’unir rapidement et les 2 peuples doivent être solidaires. C’est inéluctable ! Ce qui se joue à nos portes est d’un danger foudroyant à notre stabilité.

Rabia
Rabia
2 années plus tôt

On dirait qu’il a du plaisir à raconter ça.
Même ds les éléments du langage , il se donne un ton colonialiste…

IzouNouar
2 années plus tôt

Ce Boukrouh là ! On le connaît. C’est tout juste un oiseau de mauvais augure ! Qu’il se taise surtout. N’a-t-il pas été ministre lui aussi ? Donc, il a participé au délabrement du pays.

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