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Mouvement populaire : amplifier la mobilisation

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L’état-major de l’armée a désigné son pantin pour reconstituer sa façade civile qu’il a perdue après le départ forcé de Bouteflika.

Tebboune est choisi et la parodie d’élection organisée le 12 décembre n’a été qu’une tromperie, une illusion destinée à rassurer la clientèle et les commanditaires étrangers.

Les Algériens savent que le taux de participation véritable ne dépasse pas les 8%. De ce fait, ce président n’a aucune légitimité populaire. D’ailleurs, le peuple le lui a signifié massivement lors des gigantesques manifestations du lendemain du scrutin.

Tebboune veut dialoguer avec le mouvement

Dans sa première allocution, il affirme vouloir dialoguer avec le mouvement populaire, mais au même moment, des hordes de CRS sont lancés à l’assaut des paisibles manifestants dans plusieurs villes, mais surtout à Oran où on assisté à une sauvagerie inouïe n’épargnant, ni les femmes, ni les personnes âgées, ni même les enfants. Cette barbarie a provoqué d’abord l’émoi dans tout le pays pour ensuite susciter un élan de solidarité de toutes les régions du pays. L’objectif est clair: terroriser la population et tenter de la dissuader de manifester.

Il est clair que le pouvoir veut en finir avec la rue. Face à la détermination populaire, cette stratégie est condamnée à l’échec.

Au dialogue de Tebboune qui ne doit pas être très différent de celui initié par le panel de Karim Younes, nous devons opposer nos revendications dont la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus d’opinion, l’arrêt de la répression sous toutes ses formes du mouvement populaire , ouverture du champ médiatique et la rupture radicale avec le régime en place.

La mobilisation doit se poursuivre et s’amplifier

La rue ne reconnaît pas Tebboune, car il est désigné par l’armée à l’issue d’un simulacre d’élection rejetée massivement par les Algériens. Le régime est là avec une volonté de durer. Il n’y a alors aucune raison d’arrêter la mobilisation. Au contraire, la conjoncture exige l’amplification des actions et les manifestations des mardi 17-12 et vendredi 20-12 doivent être massives. Cela constituera une réponse claire aux manœuvres de l’état-major et la répression sauvage qui ont marqué les dernières manifestations.

Par ailleurs, le mouvement populaire doit se rendre à l’évidence que les manifestations des 10 derniers mois, même si elles ont bougé les lignes, ne sont pas venues à bout du régime en place. D’où la nécessité de trouver d’autres moyens comme la désobéissance civile et la grève générale que les Algériens viennent d’expérimenter avec plus ou moins de succès.

La nécessaire auto-organisation

Il est clair que l’une des faiblesses du mouvement populaire réside dans son manque d’organisation. Certes, organiser une protestation d’une telle ampleur est plus facile à dire dire qu’à faire, mais le on doit s’interroger sérieusement sur cet aspect important.
Il est urgent de s’atteler à l’émergence de structures de débats et de concertations qui peuvent constituer l’ébauche de la future auto-organisation.

Les régions qui ont une certaine expérience dans le domaine doivent lancer des appels à des coordinations d’échange cela permettra de tisser des liens entre les éléments actifs du Hirak et renforcer son unité.

Avec la nouvelle conjoncture, le pouvoir va tout faire pour diviser la mobilisation. Il s’appuiera sur les maillons faibles du mouvement et des partis politiques pressés de recomposer.

Nul n’a le droit de dialoguer au nom de la rue. Tant que le mouvement n’a pas de représentants, le vendredi reste le moment opportun pour réaffirmer ses priorités.
– pour l’unité du mouvement populaire
– pour l’amplification des manifestations
– pour une rupture radicale avec le régime.

Mohamed Arroudj

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