Connectez-vous avec nous

Actu

Au pays de Gaïd Salah

Publié

le

Ahmed Gaïd-Salah, guetté plus que jamais par l’impotence, prend en otage les rêves de liberté et de progrès de la jeunesse algérienne et dessine les contours d’un pays imaginaire, ne prenant vie que dans ses fantasmes de despote assoiffé de sang.

Au pays de Gaïd Salah, les résultats d’une élection se décident en quelque «cabinet noir» autour d’un bon verre et des reliefs d’un méchoui d’agneau tout droit venu de la réserve personnelle du général aux jumelles. Et pour éviter un second tour, synonyme de troubles dans la rue et de plus grand désaveu à l’étranger, est désigné Président le plus pourri des cinq vassaux pour bien le tenir par les…

Au pays de Gaïd Salah, on déguise des barbouzes en policiers pour aller casser du manifestant, quitte à violenter des enfants en bas âge ; on tire sciemment dans l’œil des jeunes révoltés des bombes lacrymogènes de fabrication israélienne car ici, on sait faire la distinction entre relations diplomatiques rompues et coopération militaire féconde.

Au pays de Gaïd Salah, les médias inféodés prennent leurs ordres auprès du même et unique rédacteur en chef et cela donne la vision d’une Algérie «normalisée» d’où aucune voix divergente ne dépasse, en ordre de marche sous la conduite du Grand Timonier de cirque. Et si le tableau n’est pas aussi idyllique que prévu, on ressort des images d’archives de scrutins précédents pour remplir des bureaux de vote, désertés dans la réalité par leurs électeurs depuis des lustres.

Au pays de Gaïd Salah, le peuple n’existe pas, même lorsqu’il occupe, par millions, les rues et venelles de tout le pays, et ses cris de colère ne sont qu’une vague rumeur incapable de déranger la quiétude de la «bande» qui poursuit l’équarrissage de la richesse nationale. Le généralissime et sa camarilla, sans autre victoire militaire que la répression sanglante menée contre leurs compatriotes civils, ne s’en iront que lorsqu’ils auront bu la dernière goutte d’or noir.

Au pays de Gaïd Salah, calfeutré dans sa bulle où ne lui parviennent que des nouvelles réconfortantes de «son» pays de Cocagne, le peuple contient sa révolte et veut la transformer, pacifiquement, en une victoire éclatante contre son tortionnaire aveugle et sourd. Les tribunaux se délecteront alors de son impérial mépris…

Saïd Kaced

1 Commentaire
S'abonner
Me notifier des
guest
1 Commentaire
plus anciens
plus récents plus de votes
Inline Feedbacks
View all comments
Mellah hocine
Mellah hocine
9 mois plus tôt

Merci Said , ce pays traverse des turbulences comme ce fut le cas de certains pays dont les décideurs finirent dans la boue. Toutes les larves de journaleux qui n’arrivent pas à s’exorciser de de cette épée de Damocles finiront dans un bain de remords qui les rongera même dans l’au delà.

ABONNEZ-VOUS À NOTRE NEWSLETTER

Publicité
Coronavirus dans le monde

ABONNEZ-VOUS À NOTRE NEWSLETTER

A La Une

Articles récents

Coronavirus en Algérie

Populaires

1
0
J'adorerais vos pensées, veuillez commenter.x
()
x