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La répression brutale à Oran en images

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Non, il doit y avoir un souci avec la police à Oran qui se livre à la répression et aux violences en toute impunité depuis un moment déjà. Des cas de maltraitance ont déjà été relevés et une enquête doit être ouverte pour situer les responsabilités dans ces dépassements intolérables.

A Oran, ce vendredi 13 décembre a été un jour de violente répression. Les forces de sécurité d’El Bahia n’ont pas été de main morte avec les manifestants pacifiques qui ne faisaient pourtant qu’exprimer leur opposition politique.

Au moment où le tout nouveau président Tebboune jouissait de son intronisation à la présidence, les manifestants pacifique d’Oran subissaient l’innommable, la répression la plus brutale de la part d’une police qui agit sans aucune retenue.

Les images que nous diffusons sont largement relayées par les réseaux sociaux. Elles montrent des citoyens inoffensifs, pacifiques qui manifestaient quand une escouade de policiers mène une charge violente contre eux, les battant et les gazant à tout va.

Les alertes lancées sur les réseaux sociaux parlent de centaines d’arrestations rien que dans la wilaya d’Oran !

A Tissemsilt, le CNLD annonce l’arrestation de 4 personnes : Mouloud Zelati, Abdelkader Belkaid, Oualid Abdelhamid, Badreddine Abdelhamid. A Saïda, il y a eu l’interpellation de 65 personnes.

Il y a eu 54 personnes interpellées durant la nuit de jeudi à vendredi à Tizi Ouzou ville dont un mineur, à la suite des événements et des affrontements enregistrés dans la ville. Ils ont été tous placés en garde à vu au commissariat central de Tizi Ouzou, a apporté le CNLD qui conseille : « La vigilance et le calme doivent impérativement être notre devise pour garder cette dynamique ».

Ces appels au calme face à des policiers de plus en plus provocateurs et intentionnellement violents sont à prendre au sérieux et la vigilance doit être de mise.

Par ailleurs, ce n’est pas la première fois que la police à Oran brille par ses brutalités et les cas de violence et de maltraitance envers des citoyens pacifiques. Le mercredi 27 novembre, le jeune Younès Redjdal, dit Ilyes, a été retrouvé dans un commissariat à Oran complètement traumatisé et sous fort sédatif, avait révélé la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (Laddh) dans un communiqué. « Il ne peut pas parler et il présente des traces de mauvais traitement. En plus, on a l’impression qu’il a été traîné toute la nuit sur un sol, vu l’état de saleté dans lequel il se trouve », avait témoigné Kaddour Chouicha, vice-président de la Laddh, qui a été depuis mis en prison pour une année !

Dans une autre vidéo filmée le 29 novembre, on voit des policiers, particulièrement tendus et excités, en train de se jeter sur des manifestants pacifiques et isolés, leur assénant des coups de matraque et des coups de pieds, avant de les jeter littéralement dans des fourgons cellulaires comme s’ils étaient des sacs de pomme de terre.

I. F.

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