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Que devient le célèbre clan de Bouteflika ?

La Rédaction

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Une partie du clan Bouteflika traverses des jours sombres. Entre un Sellal qui supplie le juge en pleure et un Abdeslam Bouchouareb en fuite comme un vulgaire délinquant on est loin du temps de l’arrogance et du mépris. Dure est la chute.

Une partie du clan Bouteflika tient encore les rênes du pouvoir, l’autre se morfond derrière les barreaux ou en fuite à l’étranger.

La scène est narrée par le correspondant de l’AFP à Alger. L’ancien Premier ministre Abdelmalek Sellal, en larmes, au tribunal Sidi M’hamed à Alger, jure qu’il n’a « pas trahi le pays » et supplie : « Il ne me reste pas beaucoup à vivre. S’il vous plaît, Monsieur le juge, réhabilitez-moi ! » 

Depuis une semaine, un procès du clan Bouteflika se tient à Alger. Au banc des accusés, deux Premiers ministres de l’ex-président déchu Abdelaziz Bouteflika, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, trois autres ministres, dont un en fuite à l’étranger, et des représentants de l’oligarchie. Une première en Algérie. L’ex-homme fort du pays, Saïd Bouteflika, a refusé de témoigner. 

Verdict : 15 ans de prison ferme pour l’ancien Premier ministre Ahmed Ouyahia et 12 pour Abdelmalek Sellal, poursuivis pour « dilapidation de deniers publics, abus de fonction et octroi d’indus avantages », dans des dossiers relatifs à l’industrie de montage de véhicules.

Ce procès est le premier consécutif aux vastes enquêtes sur des faits présumés de corruption, déclenchées après la démission, en avril 2019, du président Abdelaziz Bouteflika, poussé au départ par le Hirak, après 20 ans à la tête de l’Etat.  

Mais il est où Abdelaziz Bouteflika ?

Que pense le principal intéressé du procès de la galaxie Bouteflka ? Personne ne le sait. La presse le dit déprimé, esseulé dans sa résidence médicalisée de Zéralda, à l’ouest d’Alger.

Anciens Premiers ministres, ministres, walis (préfets), hommes d’affaires, réputés proches d’Abdelaziz Bouteflika, ont été arrêtés et mis en détention. Le frère de l’ancien président, Saïd Bouteflika, est détenu dans une prison militaire à Blida. 

Que reste-il du clan Bouteflika ?

Si la garde rapprochée de l’ancien président est écartée et/ou emprisonnée, les dirigeants actuels ont tous gravité autour d’Abdelaziz Bouteflika, à l’exemple du Premier ministre, du président par intérim et – désormais adversaire farouche de la famille Bouteflika –  du général Gaïd Salah, chef d’état-major de l’armée.

Quatre des cinq candidats à la présidentielle du 12 décembre ont exercé des fonctions ministérielles sous Bouteflika. Ce qui fait dire à une partie de la presse algérienne que ce scrutin ressemble à un cinquième mandat de Bouteflika, mais sans lui. Et que le « système » entend se régénérer. Avec Francetvinfo

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