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Brahim Lalami n’a pas subi de maltraitances, se défend la Justice

La Rédaction

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Le ministère de la Justice s’est enfin décidé à réagir sur les accusations de maltraitances et de brutalité qu’aurait subis le détenu Brahim Lalami, de son vrai nom Chamseddine Laalami, en prison. C’est déjà ça, en attendant une enquête sur les accusations de torture dans les commissariats de police.

Après un silence qui aura duré une petite vingtaine de jours, le ministère de la Justice apporte enfin un démenti sur les maltraitances dont aurait été victime Brahim Lalami, au sein de l’établissement pénitentiaire de Bordj Bou Arréridj et rapporté par un réseau d’avocats.

Dans un communiqué, le ministère de la Justice a démenti les informations relayées par certains titres, selon lesquelles le détenu Chamseddine Laalami, plus connu sous le nom de Brahim Lalami, aurait été torturé, au sein de l’établissement de rééducation et de réhabilitation de Bordj Bou Arréridj, affirmant avoir diligenté les investigations nécessaires, lesquelles ont confirmé que le détenu « n’a pas fait l’objet de maltraitances au sein de l’établissement pénitentiaire et qu’il se plaignait de douleurs au niveau de la main et du genou ».

« La radiographie faite par les médecins a révélé que le détenu souffrait d’une fracture au métacarpe », lit-on dans le communiqué du ministère.

Ces faits ont été confirmés par le médecin de l’établissement qui a précisé que le détenu souffrait de ces douleurs avant d’être incarcéré et qu’il avait bénéficié des soins nécessaires, a ajouté la même source, relevant que le détenu a été présenté à un médecin orthopédiste et qu’il était « actuellement en bonne santé ».

Qu’en est-il des accusations de torture dans le commissariat de BBA ?

Il faut certainement se réjouir de ce communiqué du ministère de la Justice qui a enfin réagi aux accusations de maltraitances dans les établissements pénitentiaires. Mais qu’en est-il des accusations de torture dont aurait été victime Brahim Lalami, non pas en prison, mais au commissariat de police de Bordj Bou-Arréridj ?

Car il faut rappeler que selon les deux avocats Maîtres Sofiane Ikken et Belamri Yasser, Brahim Lalami a subi des atrocités dans les commissariats de police.

Brahim Lalami « nous a confié qu’il a subi des atrocités horribles à Constantine et à Bordj Bou-Arréridj dans les locaux des services de sécurité », écrivaient le dimanche 1er décembre sur leur mur Facebook les avocats Sofiane Ikken et Belamri Yasser.

« Aujourd’hui, 1er décembre, (…) nous avons rendu visite au militant Brahim Lalami qui se trouve à la maison d’arrêt de Bordj Bou-Arréridj. Nous avons constaté la présence de traces de violence sur son corps : des ecchymoses et une fracture sur son bras gauche », ont témoigné les deux avocats.

C’est sur ces accusations de maltraitances qu’aurait subi Brahim Lalami et d’autres militants encore que l’opinion publique, la presse et les organisations des droits de l’homme attendent de la justice des explications et, pourquoi pas, une enquête qui lèverait le voile sur ce qui se passe dans les commissariats de police.

I. Farès

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