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Économie

Rachat d’Anadarko par Total : Sonatrach exercera son droit de préemption

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Sonatrach vient d’annoncer qu’elle s’opposera au rachat par Total des actifs d’Anadarko détenus en en Algérie, mettant ainsi fin à des mois de doute et d’attente sur ses véritables intentions.

La Compagnie nationale Sonatrach exercera son droit de préemption sur les intérêts détenus par Anadarko en Algérie ciblés par une opération de rachat par Total, a annoncé, ce mercredi 4 décembre, un communiqué du ministère de l’Energie.

« Anadarko, partenaire de Sonatrach sur le périmètre de Berkine a sollicité, conformément à la loi sur les hydrocarbures, l’approbation du ministre de l’Energie, pour le changement de contrôle « d’Anadarko Algérie » au profit de la compagnie Occidental », lit-on dans le communiqué.

« En vertu de la réglementation en vigueur, le ministre de l’Energie, Mohamed Arkab, s’est prononcé sur cette opération et a déclaré son « incompatibilité » avec le maintien d’Anadarko dans le contrat d’association sur le périmètre de Berkine », a-t-on souligné de même source.

« En conséquence, Sonatrach exercera son droit de préemption sur les intérêts détenus par Anadarko en Algérie », a conclu le document.

Pour rappel, DzVID avait traité cette information au mois de mai dernier et avait soulevé la problématique du monopole de Total en Algérie s’il venait à racheter les actifs d’Anadarko. Quand on sait que les actifs d’Anadarko en Algérie pèsent déjà 320 000 barils par jour, auxquels il faut rajouter les 140 000 barils/j de Total, la compagnie française détiendra, à elle seule, près de 50% de la production journalière de l’Algérie. Une position de monopole qui risque de fausser demain les rapports de force avec les autorités algériennes qui semblent désarmées face à des situations touchant aux règles d’éthique sur la concurrence.

Ce revirement dans la politique du gouvernement algérien vis-à-vis du géant français Total ne peut être interpréter comme une prise de conscience ni une volonté de préserver les intérêts de l’Algérie au vu du bradage qui sera organisé dans le cadre de la loi sur les hydrocarbures.

C’est pourquoi il serait légitime de poser la question de savoir si cette opposition de Sonatrach au rachat des actifs d’Anadarko par Total n’est pas une réponse du gouvernement à la dernière sortie du Parlement européen et à son intrusion dans les affaires internes de l’Algérie.

A. G. et APS

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