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Corruption : le premier procès d’anciens dirigeants s’ouvre à Alger

La Rédaction

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Après un renvoi le 2 décembre à la demande des avocats de la défense, le procès historique d’anciens ministres et grands patrons de l’ère Bouteflika s’ouvre ce 4 décembre à Alger.

Ce premier grand procès de la corruption en présence d’Ouyahia, Sellal, d’anciens ministres et hommes d’affaires est très critiqué par l’opinion publique qui ne croit pas à l’indépendance de la justice actuelle. Mais aussi de la part de la défense.  

Les anciens premiers ministres ont nié en bloc tout octroi d’intérêts dans l’affaire des usines de montages de voitures. L’ancien ministre et directeur de campagne de Bouteflika pour la présidentielle de mars 2019, Abdelghani Zaalane, a révélé devant le juge la liste des six sources de financement de ladite campagne ; Kia, Benhamadi, Bellat, Mazouz, SPA Metidji et un citoyen avec 10 millions de DA.

Ce procès fait suite aux vastes enquêtes déclenchées après la démission d’Abdelaziz Bouteflika au mois d’avril. Pour la première fois depuis l’indépendance en 1962, d’anciens chefs de gouvernement sont jugés en Algérie.

Sur le banc des accusés, on compte ainsi deux anciens Premiers ministres et plusieurs ex-ministres de l’Industrie et des Transports. Mais aussi plusieurs grands patrons bien connus des Algériens, dont Ali Haddad, l’ancien président du Forum des chefs d’entreprises (FCE) et surtout plusieurs patrons de la filière automobile algérienne.

Collusion dans le secteur de l’automobile

Car la jeune filière automobile algérienne est au coeur de ce procès. Au cours des dernières années, elle a bénéficié de larges aides publiques et d’importants avantages fiscaux mais les grands groupes ont rapidement été soupçonnés de faire de l’importation masquées dans de fausses usines, où arrivent des kits de montage.

En échange de ces largesses, les grands patrons auraient été sollicités pour financer les partis et les campagnes de leurs bienfaiteurs. Le procès qui s’ouvre devra donc se pencher sur les rouages de ce système de collusion.

Procès critiqué

Mais selon les avocats, les conditions d’un procès juste et équitable ne sont pas réunies. À moins de dix jours de l’élection présidentielle, réunis en collectif, ils dénoncent une justice « politisée et dépendante des délais électoraux », sur fond de « règlements de comptes et de vengeance » entre clans.

Mêmes inquiétudes du côté de la société civile, qui estime qu’il ne peut pas y avoir de justice sans un véritable changement de régime. Avec RFI.

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