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L’Ugta se réveille au coup de sifflet de Gaïd Salah !

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L’UGTA, syndicat au service du patronat, après une hibernation ou une sorte d’hypnotisme qui a duré des décennies, au-delà des 20 ans du bouteflikisme, s’est finalement réveillée au coup du sifflet du maître de l’heure, le général-major Ahmed Gaïd Salah.

Oh ! voilà que l’Ugta, longtemps endolorie à ne rien faire pour les travaileurs qui en avaient tant besoin, se réveille au coup de sifflet du général Ahmed Gaïd Salah.

Tous les cris, les pleurs et les vacarmes qu’ont produit les 10 mois de manifestations des millions d’Algériens et d’Algériennes, tous comme les milliers de grèves et de batailles menées par les travailleurs à la base, étaient lettres mortes pour cette organisation qui a été hypnotisée par les pots de vain versés à sa traître direction.

Ces millions de travailleurs, de femmes, d’étudiants, de fellahs… ne cessent de crier, haut et fort, leur ras-le-bol de ce système et leurs aspirations à une vie décente.

Ils veulent mettre en place un système social plus équitable et au service des démuni(e)s, pour la construction d’usines, d’écoles, d’hôpitaux, pour l’éradication de la question épineuse du chômage… autant d’aspirations qui ne se réaliseront qu’avec un changement radical du système néocolonial en place. Le pouvoir, face au mur, devant cette déferlante et étant incapable de s’acheter une certaine paix sociale, comme fut le cas au cours des décennies précédentes, use de tous les moyens pour s’acquérir une certaine légitimité perdue, mais en vain.

Dans sa tentative impossible de redorer son blason, il n’a comme dernière cartouche que ses serviteurs, de longues dates, les larbins d’oligarques et de divers généraux au sein de l’UGTA pour traîner les travailleurs dans la boue et appeler à une marche contre une soi-disant ingérence qui est tournée en un ridicule fiasco.

Ces bureaucrates ont tentés de mobiliser les travailleurs sous le mot d’ordre fallacieux de « contre l’ingérence » mais qui s’est transformé rapidement en manifestation contre Gaïd et sa mascarade électorale prévue le 12 décembre, une fois que les manifestants, en nombre dérisoire, se sont rendus compte de la supercherie.

Il est plus que temps de dépasser ce stade où c’est le pouvoir qui nous trace le chemin, en fonction de son agenda, et de passer aux choses sérieuses. La mafia règne toujours et continue de brader les richesses du pays, ses pillages continuent, les intérêts des oligarques sont sauvegardés et leurs entreprises fonctionnent business as usual, nos libertés spoliées, nos enfants emprisonnés, le chômage bat son plein et la misère a pris le TGV… Une réalité amère que la grande majorité de démuni(e)s, qui composent cette Algérie, vivent au quotidien.

Passer à une autre forme de lutte beaucoup plus efficace que l’unique « vendredisme-mardisme » est un must pour ceux qui veulent reconstruire une Algérie basée sur d’abord la justice sociale au lieu de s’obstiner, uniquement, à un certain illusoire droit à la parole, le droit d’être exploité. Toutes les libertés, les démocraties,… du monde ne rempliront, même pas, un seul bol de soupe d’un(e) pauvre démuni(e) sans emploi, ni toit, ni condition décente (minimale) de vie. Ce(tte) démuni(e) qu’on tente, en toute occasion, de marginaliser n’a pas, uniquement, besoin qu’on lui accorde le droit d’exprimer son ras le bol de sa misère. Ce dont il (elle) a vraiment besoin est un changement concret de ses conditions, surtout socio-économiques, intenables.

Le sourire, actuel, n’est que le silence qui précède l’inéluctable tempête qui emportera, au cours de son passage, toutes les choses non ancrées. Il est plus que temps de s’organiser à partir de la base, dans les usines, les entreprises, les quartiers, les universités, les villes, les villages…

Aucune solution n’est viable si elle ne vient pas de ce peuple qui a vu les misères et les hogras de toutes les couleurs. La solution ne viendra ni de l’Ugta, ni du général Gaïd Salah, ni du civil qui prétend le remplacer ! Un bourreau est un bourreau, s’amuser à changer la couleur de sa casquette ne fera pas de lui un bon bourreau ou un enfant de chœur. Semer cette illusion est criminel et ne fera que jeter ce pauvre peuple, qui a acquis une certaine conscience politique, des décennies d’asservissement en arrière.

La solution est en nous, ceux d’ »en-bas” et émergera des entrailles de ce peuple et nullement de ceux qui ont participé à son asservissement depuis qu’ils ont accaparé, dans le sang, notre « indépendance ». Certes, c’est une tache rude, pleine d’embûches et qui incombe à nous tou(TE)s ! Arrêtons de faire appel à nos bourreaux pour nous libérer. Nous avons démontré, dans la rue, que nous sommes capables de le faire nous-mêmes !

Rachid Hamal

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Cest dommage pour l’arme cest la venir de leurs enfants qui sera gâché si c ils bont etres tous avec le peuple vous voyez que il peuvent rien faire et aussi lui il eu il vas partir de faire quelque chose de bien ca lui reste que 2ans ca finira ca vie il joue la malines comme si il restera a vie bête

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