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L’ingérence étrangère, c’est aussi les accords Euromed

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La déclaration des parlementaire de l’UE aurait, soi-disant, effrayé le pouvoir algérien ! A les entendre parler d’ingérence étrangère, on dirait que ce ne sont pas eux qui ont signé les accords Euromed en 2002, validés en 2005.

Les accords Euromed ont constitué le gage qu’a offert Bouteflika à l’UE pour le soutenir pour son second mandat, un gage économique et politique, considéré comme un acte de haute trahison de la révolution algérienne et une levée de verrou à l’ingérence étrangère.

Les accords Euromed ne sont en réalité que des injonctions économiques imposés aux Etats des pays de la rive sud de la Méditerranée. Ces injonctions, faut-il le rappeler, comportent entre autres la levée des taxes douanières sur les produits industriels de provenance d’UE et la limitation des quotas de productions industrielles aux petites et moyennes entreprises naissantes des pays du sud méditerranéen. Leur application a engendré un désastre économique et social sans précédant. C’est pourquoi les accords Euromed sont un acte de soumission économique et politique aux Etats européens et une voie royale ouverte à l’ingérence étrangère.

Ces accords économiques ont longtemps été gardés dans la discrétion la plus totale. Les accords sur les questions des libertés, des droits de l’homme, sociales et environnementales sont qu’inscrits dans les volets annexes et sont facultatifs donc nullement contraignants pour les Etats membres. Ils ne sont là que pour faire pression, de temps en temps, sur les Etats de la rive sud. Le Parlement européen, lui, ne fait que de la figuration dans l’UE, car les véritables décideurs de l’UE, ce sont bel et bien la Commission économique européenne (CEE), composée des Présidents et des ministres des pays membres, et la Banque centrale européenne (BCE). Autrement dit, ce sont les institutions des « 3issabat » (gangs) européennes qui détiennent le vrai pouvoir. 

Bien que la déclaration des parlementaires de l’UE puisse paraître sympathique pour certains esprits naïfs, pour l’embargo médiatique qu’elle briserait, elle ne pèse pas plus qu’un article de presse d’un journaliste solidaire avec le Hirak. Et elle n’aura aucun impact du moment que le gouvernement croupion algérien « respecte » et exécute à la lettre ces « accords » injustes envers les peuples du Sud de la Méditerranée. 

Le meilleur soutien effectif que peuvent apporter ces élus, c’est de mettre leurs électeurs en Hirak (mouvement insurrectionnel pacifique) pour reconquérir leur souveraineté confisquée par les lobbys financiers et les cartels des énergies fossiles. Ensuite, tous, ensemble en tant que peuples méditerranéens, on empêchera les Total, ENI et autres sociétés à exploiter les gisements pétroliers offshores aux côtés de la région Skikda et dans tout notre bassin qui est déjà suffisamment pollué.

N. Aksel

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