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« Brahim Lalami a subi des atrocités », dénoncent des avocats

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Ce que les militants des droits de l’homme et de la personne humaine craignaient commencent à se confirmer. Les langues commencent à se délier. Oui, des militants du mouvement populaire ont subi des atrocités dans les commissariats, comme c’est le cas avec Brahim Lalami.

Les avocats de Brahim Lalami, Maîtres Sofiane Ikken et Belamri Yasser, dénoncent et alertent l’opinion publique : Brahim Lalami a subi des atrocités dans les commissariats de police, confirmant ainsi ce que nous écrivions il y a de cela une semaine.

Brahim Lalami « nous a confié qu’il a subi des atrocités horribles à Constantine et à Bordj Bou-Arréridj dans les locaux des services de sécurité », écrivent ce dimanche 1er décembre sur leur mur Facebook les avocats Sofiane Ikken et Belamri Yasser.

Les deux avocats qui ont rendu visite à Brahim Lalami, la figure de proue du mouvement populaire dans la wilaya de Bordj Bou-Arréridj, ont remarqué les traces de mauvais traitement sur le corps du jeune militant, les preuves des « atrocités subies » dans les commissariats de police.

« Aujourd’hui, 1er décembre, (…) nous avons rendu visite au militant Brahim Lalami qui se trouve à la maison d’arrêt de Bordj Bou-Arréridj. Nous avons constaté la présence de traces de violence sur son corps : des ecchymoses et une fracture sur son bras gauche », témoignent les deux avocats.

Brahim Lalami en grève de la faim

Brahim Lalami « a été mis en isolement depuis le premier jour de son incarcération jusqu’à hier », c’est-à-dire samedi 30 novembre, informent encore les deux avocats.

La figure de proue du hirak à Bordj Bou-Arrédj, Brahim Lalami, est en grève de la faim depuis son incarcération, comme pour signifier qu’il reste déterminé et militant jusqu’au bout !

Aussi, le militant Brahim lalami insiste depuis sa cellule « sur la nécessité de préserver le caractère pacifique de la révolution tout en rejetant le simulacre d’élection » décidé par les tenants du pouvoir, tiennent à informer Maîtres Sofiane Ikken et Belamri Yasser.

Pour rappel, la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (Laddh) a demandé la semaine dernière l’ouverture d’une enquête et interpelle le parquet pour tirer au clair ces « allégations (qui) font état de cas de maltraitance et de violence à l’encontre des activistes du Hirak », pour reprendre les mots exacts utilisés par le vice-président de la Laddh, Me Saïd Salhi.

Amélia Guatri

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