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Plusieurs ONG appellent à la libération des détenus et la fin de l’escalade répressive

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Une conférence de presse a été organisée mercredi 27 novembre à Lyon au siège de la fédération du Rhône de la Ligue des droits de l’homme (LDH) au cours de laquelle, les organisateurs ont appelé à la fin l’escalade répressive en Algérie et la libération immédiate de tous les détenus politiques et d’opinion !

Invité à Lyon pour une conférence débat sur la situation en Algérie, organisée par le Forsem (Forum de Solidarité Euroméditerranéenne), et soutenue par Coup de Soleil Rhône, le Collectif des Algériens de France, le Groupe de Réflexion et d’Actions Métropolitain (GRAM), le Parti Ouvrier Indépendant 69, la Fédération Syndicale Unitaire Rhône, Tamurt, Ensemble !, la Libre Pensée du Rhône, Europe Ecologie Les Verts 69, le Mouvement de la Paix, la Ligue des Droits de l’Homme 69, Maître Salah Dabouz, avocat au barreau d’Alger, a participé à la conférence de presse initiée par ce collectif d’organisations.

Ancien Président de la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH), défenseur infatigable des droits humains, avocat courageux du Dr Fekhar, décédé en détention, Me Salah Dabouz subit depuis des mois un harcèlement judiciaire sans égal, a été victime d’une grave agression physique à l’arme blanche commise par des hommes encagoulés le 9 septembre dernier, et vient d’être condamné une nouvelle fois ce 26 novembre à Alger à 18 mois de prison à la suite d’un procès et d’un dossier totalement préfabriqués. Sa situation est à l’image de celle qui prévaut aujourd’hui à l’échelle du pays.

Alors que l’élection présidentielle organisée par le pouvoir actuel rencontre une opposition massive d’une grande part de la population qui manifeste en masse et pacifiquement, celui-ci cherche à passer en force au prix d’une répression tous azimuts. Ces dernières semaines, ce sont des centaines de manifestants qui sont interpellés sans aucun motif et des dizaines condamnés immédiatement à des peines de prison ferme sur la base de dossiers vides et de procès expéditifs … Des dizaines de personnes porteurs de drapeaux ou de signes berbères viennent d’être également condamnés à Alger, tandis que d’autres sont libérés pour les mêmes motifs dans d’autres villes du pays…

Comme nous le craignions lorsque nous avons organisé en juin à Lyon les premières initiatives pour exiger la libération des détenus d’opinion, l’arrestation de Louisa Hanoune, secrétaire général du Parti des Travailleurs, le 9 mai, une première pour une responsable d’un parti d’opposition (aujourd’hui condamnée par un tribunal militaire à 15 ans de prison à l’issue d’un procès dont les avocats ont démontré le caractère frauduleux), a inauguré une vague d’arrestations visant à criminaliser l’action politique. Ce furent notamment les arrestations de Lakhdar Bouregaâ, héros du combat pour l’indépendance de l’Algérie, l’un des fondateurs du Front des Forces Socialistes, de Karim Tabbou, autre responsable d’une formation politique, l’Union Démocratique et Sociale, d’Abdelwahab Fersaoui, président du Rassemblement Actions Jeunesse, ainsi que de nombreux autres militants de cette organisation, des dizaines et dizaines de porteurs du drapeau berbère, dont Samira Messouci, élue du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie à Tizi Ouzou, des activistes Samir Belarbi, Fodil Boumala, et de bien d’autres qui croupissent dans les prisons algériennes.

Attachés au respect des droits et libertés démocratiques partout dans le monde, nous exigeons que cette escalade répressive cesse, que L. Bouregaâ, L. Hanoune, K. Tabbou, A. Fersaoui, S. Messouci, S. Benlarbi, F. Boumala et tous les détenus politiques et d’opinion (plusieurs centaines actuellement) soient immédiatement libérés !

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