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Création de nouvelles wilayas : le pouvoir renforce la centralisation

La Rédaction

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Réuni ce mardi 26 nevmebre, un Conseil des ministres présidé par le président par intérim, Abdelkader Bensalah, a trouvé utile de créer de nouvelles wilayas dans le sud du pays.

10 wilayas déléguées, parmi lesquelles Bordj Badji Mokhtar et Djanet, sont passées au rang de wilayas tout court, s’ajoutant ainsi aux 48 existantes.

Si cette décision qui intervient dans un contexte de contestation généralisée du régime a tout l’air d’une opération de charme ciblant les populations du grand Sud, elle n’en demeure pas moins un renforcement du centralisme prôné par le régime depuis qu’il a vu le jour.

Alors que l’impératif de décentralisation se fait de plus en plus pressant, le régime, en mal d’inspiration, fait ce qu’il sait faire le mieux : régenter les territoires pour mieux les contrôler à partir d’Alger.

Au mépris total de la demande de refondation de l’Etat, pourtant largement exprimée en faveur du Hirak et bien avant, le pouvoir persiste dans le déni en ne pensant qu’à sauver sa tête au détriment de l’avenir du pays.

Alors qu’un autre découpage administratif qui mettra la population au centre des décisions engageant son avenir s’impose, le pouvoir créent de nouvelles administrations (wilayas, dairas, APC) où il placera des commis à son service.

Comme on peut le constater dans la quasi totalité des wilayas déja existantes, ces mesures ne sont pas à même de répondre à l’exigence de rapprochement du citoyen de l’administration, encore moins d’apporter le développement et la prospérité. C’est le cadet des soucis du régime dont la seule préoccupation est de garder le contrôle sur ces vastes territoires.

Le pouvoir compte ainsi couper l’herbe sous les pieds de ceux qui revendiquent la décentralisation des institutions afin d’empêcher la concentration du pouvoirs entre les mains d’une poignée de gens à Alger qui gèrent le pays comme un bien personnel, et rapprocher au maximum le citoyen des institutions.

Cette façon de faire a coûté cher au pays. Les soubresauts sporadiques (1988, décennie noire, 2001) et l’actuel mouvement de protestation sont autant de signes de l’échec du modèle algérien. Le jackobinisme est le fruit d’un contexte historique français qui ne peut être calqué sur l’Algérie. Le régime a toujours géré par l’émeute et la répression ce qu’il doit résoudre par des réponses socio économiques.

Pour une fois depuis 1962, les Algériens ont l’occasion inespérée de changer cette situation à la faveur du présent hirak en posant sur la table la question de la refondation de L’Etat, de façon à répondre aux besoins de chaque région de ce vaste pays qui est l’Algérie.

Idir F.

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