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Kamel Lakhdar Chaouche au café littéraire de Youcef Zirem

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Au café littéraire parisien de l’Impondérable animé par l’inimitable Youcef Zirem, la salle était pleine dimanche soir 24 novembre, pour accueillir Kamel Lakhdar Chaouche, journaliste et écrivain.

Kamel Lakhdar Chaouche était l’hôte de Youcef Zirem au 103e Café littéraire parisien de l’Impondérable, pour présenter son livre « Algérie : procès d’un système militaire ».

Le journaliste et écrivain Youcef Zirem, animateur du café littéraire, comprenant le trac de son hôte, fait tout pour détendre l’ambiance et le mettre à l’aise car, nous dira Kamel Lakhdar Chaouche, « j’ai l’habitude de poser des questions, je ne suis pas habitué aux exposés et autres discours. »

Et c’est très vite que l’auteur se libère de son trac pour faire le récit de ce qui ne s’est pas dit, ne s’est pas raconté. D’anecdote croustillante en histoire inédite, Kamel Lakhdar Chaouche nous fait visiter son livre et revisiter les endroits les plus sombres de notre histoire.

L’auteur est revenu sur ses entrevues avec Lakhdar Bouregaa auquel il rend un hommage pour son abnégation et son courage. Ils devaient se rencontrer, avec Belaid Abane, le jour même de son arrestation.

Kamel Lakhdar Chaouche nous dira que quand Lakhdar Bouregaa était dans la prison de Lambèse, Ali Benflis, l’actuel candidat à la présidentielle, était procureur de la République près le tribunal de Batna. Et il y avait une instruction venue « d’en haut » pour libérer tous les détenus qui avaient une quelconque relation avec la Révolution algérienne, à l’exception de Lakhdar Bouregaa, même en étant malade.

L’auteur a dans son livre essayé de démythifier l’histoire de notre révolution. C’est un travail de reconstitution de l’histoire.

Humble, Kamel Lakhdar Chaouche nous dira que son travail est le fruit de tous ces gens qui l’ont aidé de près ou de loin et qui ont contribué à sa réalisation.

De fil en aiguille, il étalera les anecdotes et les histoires croustillantes qui constituent notre histoire nationale. L’assistance était juste ravie mais non rassasiée.

Après un exposé d’environ 30 minutes, un débat passionnant s’est ouvert pour se focaliser bien évidemment sur l’histoire qui est en train de s’écrire aujourd’hui.

Il faut noter la présence de M. Mohand Dahmous, ex-conseiller chargé de la communication du Président Mohamed Boudiaf. M. Dahmous a tenu à préciser que le mouvement actuel est plein d’espoir. Il dira en substance que « le régime peut être battu ». Il a tenu à dénoncer dans son intervention « le silence assourdissant » de ce qu’on appelle la communauté internationale. Le débat était vraiment riche et contradictoire.

À souligner qu’à la fin, un plat traditionnel, les boulettes de semoule (tikerbabin ou ti3asvanin), était offert gratuitement par Louisa la brave à toute l’assistance qui, il faut le dire, a été très bien gâtée.

Délicieux. C’est le terme. On parle aussi bien du plat que du débat

Smaïl Akkal

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