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Chili : des Assemblées constituantes improvisées pour le changement

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En avril prochain, les Chiliens pourront dire oui ou non à une nouvelle Constitution.

C’est l’une des revendications du mouvement de contestation. En attendant, des assemblées de quartier ont lieu à travers tout le Chili, et même des simulations d’Assemblée constituante.

Les manifestations se poursuivent cinq semaines après le début du mouvement social historique pour demander des réformes sociales profondes et protester contre les inégalités. Parmi les revendications, une nouvelle Constitution pour remplacer celle adoptée sous la dictature du général Pinochet et toujours en vigueur aujourd’hui.

Vote à main levée

À l’ombre des arbres, une petite trentaine de personnes, surtout des étudiants, sont assis en cercle sur les pelouses du parc O’Higgins, l’un des plus grands de Santiago. Ils débattent ensemble du modèle politique qu’ils souhaitent voir établi par leur future Constitution, si les Chiliens votent oui au référendum prévu en avril prochain. « Concernant le pouvoir législatif, qui souhaite qu’il y ait une seule chambre parlementaire ? »

Après que des étudiants en droit ont expliqué brièvement les principales questions qui doivent ou peuvent être tranchées par la Constitution, les participants votent à main levée : pour ou contre un régime présidentiel, pour ou contre un État décentralisé, pour ou contre la reconnaissance des peuples indigènes dans la Constitution.

« Je pense qu’il est très important que les députés et sénateurs qui seront élus à l’avenir soient réellement représentatifs de la population, estime Emilio Miranda, étudiant ingénieur. Et pour ça, la seule option qui me vient, c’est de mettre en place des quotas de femmes par exemple, ou des quotas pour les peuples indigènes. »

Certains participants souhaitent aussi plus de démocratie directe, par exemple que les citoyens puissent organiser des référendums sur certaines questions.

Des propositions 

Ils espèrent que leurs propositions et celles d’autres assemblées citoyennes organisées depuis le début du mouvement seront prises en compte par les partis politiques. Lors du référendum prévu en avril prochain, les Chiliens pourront non seulement dire si oui ou non ils veulent une nouvelle Constitution, mais aussi définir qui devra la rédiger.

La plupart des partis d’opposition de gauche du Chili ont proposé ce samedi d’imposer la parité et d’ouvrir le vote aux jeunes à partir de 16 ans si les Chiliens choisissent d’élire une Assemblée constituante l’année prochaine. Des propositions qui doivent être examinées dès ce lundi par le gouvernement.

Avec RFI

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