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Société

Casbah d’Alger : 300 bâtisses menacent ruine

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Le président de la Fondation Casbah, Ali Mebtouche, a fait état, dimanche à Alger, du recensement de 330 bâtisses menaçant ruine à la Casbah d’Alger. Il appelle les autorités à réagir avant qu’il ne soit trop tard.

La Casbah se dégrade à vue d’œil. D’anciennes demeures abandonnées se lézardent. Pas moins de 300 bâtissent risquent de s’écrouler avec les risques que cela pourraient causer.

« La Fondation, qui a recensé ces bâtisses n’a aucune responsabilité dans les effondrements répétés survenus à la Casbah » dans cette cité en perdition, a-t-il précisé devant la presse, imputant ces derniers au peu d’intérêt manifesté par les autorités à l’endroit de ce riche patrimoine urbanistique.

Pour M. Mebtouche, il devient urgent de reprendre le dossier Casbah « dans une totale transparence » afin, notamment, de mettre un terme aux pertes humaines et matérielles observées régulièrement des suites des affaissements de nombre de constructions.

Celui-ci s’est, par ailleurs, interrogé sur le « bien fondé » des travaux de restauration de 364 maisons et de la mobilisation annoncée de 54 architectes spécialisés.

Commentant l’effondrement récent d’une maison située dans la rue Bouderias, entrainant dans sa chute la destruction de deux constructions mitoyennes, M. Mebtouche a pointé du doigt la responsabilité de leurs occupants.

Il a expliqué que ces derniers avaient opéré des modifications intérieures de leur habitation sans avoir préalablement obtenus l’autorisation des autorités concernées. De plus, a-t-il précisé, ces occupants, en plus de réaliser des élévations, ont utilisé des matériaux inadaptés pour ces travaux, poussant jusqu’à remplacer les portes et les fenêtres en bois par des pendants en aluminium.

Pour le président de la Fondation Casbah, ces négligences sont à mettre au compte des autorités locales, lesquelles selon lui, qui n’ont jamais veillé à faire respecter la loi relative à la protection du patrimoine culturel, laquelle interdit toute modification du bâti de la vénérable cité.

Un membre du bureau de la Fondation, Othmane Bouras, a rappelé que 80% des maisons de la Casbah sont des propriétés privées, ce qui, dit-il, constitue une entrave majeure à leur sauvegarde et leur gestion. Avec Chaîne 3

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