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La puissance d’une révolution face au pouvoir des puissants !

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Ce face-à-face système – pouvoir et millions d’Algériennes et Algériens n’est ni uniforme, ni tout à fait stable. C’est un rapport de forces asymétriques caractérisé par l’entêtement d’un pouvoir qui ne veut rien lâcher face à la lame de fond portée par la révolution populaire et pacifique.

Cette puissante vague continue de creuser et fissurer la citadelle que ce système tente désespérément de colmater et recycler. Cette poussée pacifique et massive doit se poursuivre jusqu’à leur mettre « genoux à terre ». C’est possible et atteignable.

Examinons quelques points qui méritent toute notre attention pour essayer de voir les lignes de démarcation irréversible.

1. Le système judiciaire se fissure. C’est indéniable. La décision du magistrat du tribunal de Bab El Oued et d’autres tribunaux du pays de libérer des détenus d’opinion injustement privés de liberté est un fait très important. Ils ont certainement choisi d’appliquer la stricte Loi en les libérant.

L’institution judiciaire n’est donc pas uniforme et c’est tant mieux ! Cela révèle que des magistrats prennent des risques et tentent de faire vivre au quotidien, l’idée de l’indépendance de la justice. Cette revendication est une réalité pour un certain nombre d’entre eux. De ce fait, ils sont en accord avec la voix du Hirak. Il ne faut pas sous-estimer cette tendance là. Ils méritent notre soutien.

L’autre corps important est celui des avocat(e)s. Beaucoup d’entre elles et ils sont impliqué(e)s dans la Défense des libertés démocratiques, individuelles et collectives et pour la libération des détenu(e)s d’opinion. La revendication d’une justice indépendante est largement partagée par cette corporation même si nous n’ignorons pas l’implication de certain(e)s avocat(e)s dans les mécanismes de la corruption.

Impératif donc pour les défenseurs des Droits de libérer leurs organisations professionnelles de la justice « téléphonique » et du pouvoir des magistrats faussaires. Bientôt se tiendront des élections pour le renouvellement des conseils de l’Ordre… Avec cette révolution libératrice, il y a moyen de faire contre-poids et dynamiter toutes les chaînes d’allégeance au pouvoir et transformer l’essai en victoire.

2. La « bande des 5 candidats » tente désespérément d’obtenir le quitus du chef de l’état-major de l’armée, considérant que ce quitus leur donnera la victoire.

Cette « course aux échalotes » est vouée à l’échec. Pour preuve, ces tentatives misérables de rassembler du monde ça et là pour célébrer Gaid Salah et les élections. Hier à Annaba, des travailleurs du complexe d’El Hadjar ont été réquisitionnés pour jouer une partition électorale. Mis en congé payé pour la journée et transportés vers le centre ville ils ont été reçu par des manifestant(e)s déterminé(e)s à dénoncer cette mascarade.

Certains des « suppôts » du système ont préféré déserté le terrain. La même scène s’est passée à Ouargla et dans d’autres localités. Évidemment la réponse de ce pouvoir aux abois a été d’interpeller de très nombreux manifestant(e)s.

Depuis plusieurs jours, ces actions électoralistes sont contrariées par des citoyennes et citoyens déterminé(e)s à reconquérir leurs voix . Ils dénoncent cette mascarade qui n’a pour seul objet que de recycler ce système /pouvoir corrompu, despotique et féodal. Tout le monde le sait.

3/ La propagande, la manipulation et le mensonge érigés en système d’information.
Qui n’a pas vu des images des manifestations grandioses du vendredi détournées au profit de candidats sans scrupules et sans morale ? Sur le fond iconographique d’images symboliques drainant des centaines de milliers de personnes. Même Mazouni a embarqué son costume dans cette galère sans issue. Ces actions de propagande n’auront aucun effet notable sur la mobilisation des algériens pour les élections de décembre. La majorité les refuse. Seuls les politiques et leurs larbins atteint de cécité et de surdité politique continuent de penser que la victoire est à portée de main. Néanmoins, il y a lieu de noter des signes de faiblesse dans la « croyance de réussite » chez certains promoteurs de cette mascarade . Ce n’est pas négligeable si cette tendance s’élargit à plusieurs branches des supporters de ce match vendu d’avance grâce à la formidable poussée de la mobilisation populaire et pacifique. Quelle légitimité en tirera le président sorti du chapeau si les élections se tiennent coûte que coûte ? Aucune légitimité. Ni en interne ni sur la scène internationale. Les tenants du pouvoir savent parfaitement que ni Benflis, ni Teboune , ni Mihoubi ni Amar Bouzouar ne réussira à mobiliser les ressources symboliques, économiques, politiques et sociales de l’Algerie pour traduire et concrétiser les revendications légitimes de tout un peuple. Ils savent que la voix de l’Algerie déjà peu entendue sur la scène internationale sera totalement aphone. Ils savent par expérience que les « ventres mous » trahiront vite la main qui les a nourrit. Les exemples sont légions. Pour certains d’entre eux, ils sont déjà maîtres en la matière.

La puissance d’une révolution …

La résistance à l’opération d’un 5e mandat sans Bouteflika se construit dans tout le pays. Par l’intelligence collective. Par les actions additionnées les unes aux autres. Par les convergences réelles de démarches et de visions. Par le courage et la détermination qui se propagent comme une maladie contagieuse. Par le génie populaire qui libère une créativité époustouflante qui émerge et se rend visible. Comme ces portraits de détenu(e)s d’opinion placardés sur les panneaux électoraux pour dire qui sont les héros du peuple ou encore ces sacs poubelles accrochés aux panneaux signifiant l’odeur nauséabonde que draine cette opération électorale. Que dire des chants fédérateurs , des slogans percutants, des idées géniales qui animent les réseaux sociaux pour faire vibrer les têtes et les cœurs ? Ou encore les débats d’une grande maturité politique et les actions fédératrices avec une haute valeur symbolique telles que la mobilisation contre la Loi sur les hydrocarbures ou les soirées du «Mahrez » (pilon).

Que reste-t-il alors à Gaïd Salah et ses supporters pour orchestrer ces élections et tirer du chapeau un Président de pacotille, illégitime qui ne manquera pas de les trahir ? La fraude ? La propagande ? La menace ? La répression? L’Assemblée populaire nationale actuelle qui valide de façon expéditive toutes les lois qui protègent encore les alliances claniques et féodales ? Toutes ces manœuvres sont déjà déployées.

Et rien n’y fait pour détourner la lame de fond qui continue de se frayer un chemin vers la liberté !

Ce refus massif des élections de décembre porte en son sein l’exigence d’une transition démocratique sérieuse pouvant assoir une pratique politique libérée de la corruption et de la servitude. Tout comme l’exigence d’un Etat civil et non militaire capable de défendre les intérêts et la souveraineté du pays.

Cette Algérie nouvelle est déjà née. Elle est dans la tête de millions de jeunes , de femmes, de seniors et même des enfants. Elle regarde dans les yeux ces despotes du système qui ne veulent rien lâcher. Après avoir volé les richesses, grignoté l’honneur, vendu le pays et saccagé les espoirs d’une jeunesse et d’un peuple. Cette Algerie nouvelle est déjà en co-construction. Elle finira bientôt en co-gestion de toutes ses énergies et ses compétences. Elle se fera sans ces traîtres qui continuent d’essayer d’étouffer les chants de Liberté et de souveraineté. Mais ils savent depuis longtemps déjà que quoiqu’ils fassent, aucun pouvoir ne tient devant un peuple déterminé. AUCUN …

14/11/2019
Zazi Sadou

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