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Le régime algérien se prépare à appliquer le pire !

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Le régime algérien n’est pas seulement sourd et aveugle. Il ment aussi effrontément. Il ruse et il n’attendra pas l’éventuelle élection présidentielle du 12 décembre pour agir. Il n’a rien abandonné de ses projets inspirés par le FMI et la Banque mondiale.

Les mesures sur le système de retraite, que le ministre du Travail a fait mine de retirer face à la mobilisation des retraités, sont remises sur la table par le même ministre sous prétexte « d’un déficit structurel de la caisse de retraite ». Que Nouredine Bouderba, militant ouvrier et ex-secrétaire national de l’UGTA, expert des problèmes sociaux, réduise à néant les arguments du ministre ne change rien pour le gouvernement.

Pour le régime algérien, il faut chercher l’argent dans les poches des retraités au lieu de faire payer aux patrons leur part des cotisations et de cesser de détourner la part des salariés, qui elle est versée régulièrement, vers d’autres buts. Mises en œuvre, ces mesures réduiraient les retraités d’aujourd’hui et de demain à la mendicité.

Le régime algérien avait fait mine de temporiser en ne transmettant pas à l’APN le projet de loi sur les hydrocarbures après les manifestations qui s’y étaient opposés. Mais l’APN, illégitime au regard de la démocratie, l’a finalement reçu, l’a discuté, et s’apprête à le voter (le texte a été adopté ce jeudi 14 novembre, ndlr). Appliqué, ce projet prévoit de mettre à la disposition des grandes entreprises étrangères les richesses nationales du sol et sous-sol. Son caractère antinational a même été aggravé en leur concédant une fiscalité quasi symbolique.

Le ministre des Finances avait promis de ne pas toucher aux subventions pour soutenir les produits de premières nécessités. Mais dans les débats à l’APN sur le projet de loi de Finances, il a informé que le projet pour refondre ce dispositif serait bel et bien revu pour diminuer le nombre des bénéficiaires et à terme les supprimer.

C’est déjà la guerre sans merci contre tous les acquis des travailleurs et de la guerre révolutionnaire de 1954.

Le vote sur ces projets à l’APN prévus ce jeudi (aujourd’hui, ndlr) montrera que 4 des 5 candidats, engagés dans l’élection présidentielle, représentés par des députés dans cette Assemblée, participent à cette guerre contre les masses et pour re-coloniser les richesses du pays. Leur programme, c’est celui du gouvernement actuel qui est celui du président déchu. Il est inspiré par le FMI et la Banque mondiale.

Ils sont appelés à assurer la continuité du régime algérien et à appliquer leurs recommandations.

Les prévisions des institutions de Bretton Woods vont plus loin encore : privatisation des entreprises publiques, suppression des subventions, suppression massive d’emplois, contrôle total par les entreprises étrangères de filières entières comme le textile, faillites des PMI et PME nationales…

S’opposer à ce futur que le régime algérien, l’impérialisme et leurs candidats veulent nous imposer, c’est s’opposer à l’élection présidentielle pour prendre en main notre destinée. Il est possible de mettre en échec tous ces plans.

La force et la puissance du mouvement populaire, ses revendications, les grèves, les rassemblements, les sit-in, la lutte contre la répression montrent que les masses sont prêtes à combattre.

Les organisations syndicales, les partis ouvriers ont la responsabilité de s’unir pour ouvrir la perspective du combat pour en finir avec le régime algérien.

Ils doivent appeler ensembles à la grève générale, l’organiser de la base au sommet. Ils doivent décréter le boycott de l’élection présidentielle, l’organiser de la base au sommet. C’est ainsi qu’ils pourront entraîner les organisations et les partis qui se réclament de la souveraineté populaire et nationale.

Les militants du COSI se battent, dans les entreprises, les universités, les quartiers sur cette orientation.

« Unité pour le boycott de l’élection présidentielle ! Grève générale à l’appel des syndicats ouvriers unis ! Partout des comités pour l’organiser, rassemblant les travailleurs, les jeunes, les étudiants et leurs organisations ! Assemblée Constituante Souveraine ! Gouvernement des travailleurs et de leurs organisations ! »

Source : Editorial de « Minbar El Oumal » (Tribune des travailleurs, n°43 du 13 novembre), une publication du Comité d’Organisation des Socialistes Internationalistes d’Algérie (COSI).

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