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Lettre de Hakim Addad : de la Maison d’arrêt d’El Harrach à l’Algérie

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Nous reproduisons ci-dessous une lettre de Hakim Addad, détenu à la prison d’El Harrach. Document

Force, honneur et respect au peuple qui, depuis ce merveilleux vendredi 22 février, marche pour l’Algérie nouvelle, libre, démocratique, où la justice et l’égalité seront réalité.

En ce vendredi 1er Novembre, même derrière les murs et les barreaux où je suis avec mes amis et camarades, nous restons des hommes libres. Et je suis sûr qu’il en est de même pour nos co-détenues, Samira et Nour El Houda, logées par la force des baïonnettes non loin de nous.

Dehors, nous avons résisté ; nous faisons de même là où nous sommes momentanément forcés d’être [aujourd’hui].

En notre Hirak révolutionnaire et pacifique, en vous qui êtes dehors, nous avons entière confiance. En vous, jeunesse, en vous, personnes âgées, femmes, hommes. A vous, nombre d’avocat-e-s, de journalistes, de gardiens de la prison d’El Harrach aussi, et prisonniers, j’apporte mon salut reconnaissant de nous permettre de continuer à garder vif le lien avec la vie extérieure, la vie réelle.

A vous, marcheurs et marcheuses des Vendredis et des Mardis estudiantins, partout dans notre si vaste pays et en dehors, à l’étranger, en particulier les dimanches, Algérien-nes et Ami-e-s de l’Algérie, je vous salue du plus profond de mon être et de mon âme. Je [salue] votre ardeur à continuer de faire vivre notre rêve à toutes et à tous, celui de la Liberté et de la Justice. Celui de la Dignité.

A vous militants-es et responsables, de partis et d’associations, de ligues, de syndicats, de collectifs, à vous mes collègues du PAD (Pacte de l’Alternative Démocratique), à vous qui marchez pied à pied, en phase et à l’écoute du Hirak révolutionnaire et pacifique, recevez mes salutations appuyées et ma confiance de vous voir continuer, je l’espère, je le crois, à traduire politiquement et sans duplicité, le rêve d’un peuple. Celui d’arriver demain peut-être, après demain sûrement, à un Etat civil, de droit, de justice et d’égalités, à commencer par celle du genre. Un Etat où les institutions font sens, à commencer par celle de la Justice.

A vous, mes ami-e-s, mes potes, de partout, à vous mes compagnons de route, vous, mes camarades, à toi, ma mère, à toi, ma Dame, à toi mon père défunt, à vous, prunelles de mes yeux, mes enfants, croyez en ma force de conviction et celle de mes codétenus. Et tant que dehors, partout, vous continuerez à battre le pavé pacifiquement avant le 12/12, et à partir du vendredi 13/12, vous nous renforcerez dans notre certitude, celle que nous avions raison de militer, de marcher, pacifiquement, sans haine ni aucune volonté de revanche, avant le 22/02, et depuis, pour une Algérie digne de ceux et celles qui ont fait le 01/11/1954 et qui nous ont fait arriver au 05/07/1962. Cette première étape si nécessaire…

Enfin, à vous mes co-détenu-e-s, [prisonniers] d’opinion et politiques que nous sommes, partout où que vous soyez en Algérie, à vous grand Lakhdar Bouregaâ, à vous toutes et tous : RESPECT !

A vite, toujours ! Bon vendredi 15 novembre de Liberté. Je vous embrasse.

Hakim Addad, prisonnier politique

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