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Culture

Bellal Nouredine : « Ils veulent la mort des culture et langue amazighes ! »

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Suite à la situation de blocage qui prévaut au sein du Département de langue et culture amazighes (DLCA) de Bouira, Bellal Nouredine, enseignant-chercheur et maître assistant, monte au créneau pour dénoncer les dépassements d’une administration qu’il accuse d’être « clientéliste » et de vouloir la mort de la langue et culture amazighes.

Bellal Nouredine accuse ouvertement l’administration du DLCA de saboter les études amazighes et de programmer la mort de la langue et culture amazighes. Plusieurs étudiants et enseignants ont déjà signalé cette gestion catastrophique d’un département qui, selon eux, favorise la quantité sur la qualité. Excédé par la cette situation, Bellal Nouredine brise l’omerta sur une administration « soumise » à la tutelle et qui fait tout pour empoisonner le climat de travail pour le personnel encadreur et les étudiants. Nous reproduisons ci-après l’intégralité de sa déclaration :

« Plus de deux mois que le DLCA de Bouira vit un climat de tension qui risque de dégénérer à tout moment. La morosité est tellement suffocante et insupportable en son sein ; suite à la situation de blocage qui prévaut depuis le dernier conseil de discipline en date de 22/09/2019. Un bras de fer était engagé entre étudiants et l’administration pour l’annulation des décisions et dudit conseil.

Cette situation est plus que scandaleuse, elle nous renseigne malheureusement à quel point les taches pédagogiques sont difficiles à exercer et de quel type de gestion est appliquée à notre institution par certains de nos responsables qui sont défaillants dans leur mission. Une gestion jugée aléatoire et méprisante , entachée d’arbitraire et d’opacité. En corollaire, elle a généré de la méfiance et de la violence dans un milieu sensé être un espace d’échange de savoir et de débat scientifique, rendant ainsi plus pénible l’activité pédagogique et la recherche scientifique dans son espace vital et favorise la loi de la force et le déraisonnable au détriment de la raison et de la sagesse.

Je tiens à dénoncer par la présente déclaration cette volonté délibérément affichée pour la mise en faillite de notre département, et par-delà, la mort programmée des études amazighes à Bouira. Egalement, je condamne fermement toute forme d’instrumentalisation de ce conflit pour des fins personnelles et extra-objectives à la pédagogie. Comme, je déplore, aussi, le fait que cette situation a trouvé écho dans les conflits internes existants antérieurement à cette crise et des susceptibilités personnelles qui ne font pas avancer l’intérêt général.

Par ailleurs, cette situation m’interpelle à plusieurs titres en lançant un appel solennel à notre communauté pédagogique afin d’agir dans les plus brefs délais pour mettre un terme à ce calvaire qui a trop duré, de briser le silence, de sortir de son attitude expectative et indifférente, car la situation est plus qu’alarmante.

Nous devons mettre terme à la discrimination dont nous sommes victimes et la politique de diabolisation qui frappe notre département. Nous devons dire non aux solutions à sens unique et faire face à la culture de clan et de tribalisme et à toute forme de pensée et pratique rétrograde. Nous devons dire : non à la clochardisation et à la perversion de notre département! Nul n’est au dessus des lois! Égalité pour toutes et tous! « 

Nourredine Bellal, enseignant chercheur au département de langue et culture amazighes, maître de conférences catégorie À à l’université Tuvirett.

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