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Chronique

L’étranger sans défense face au cynisme médiatico-politique français

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Comme s’il s’agissait d’un scoop, une enquête réalisée par l’Ifop à la demande de la Dilcrah (l’agence gouvernementale de lutte contre le racisme et les discriminations) et la fondation Jean-Jaurès au début de septembre, démontre l’évidence d’une discrimination au détriment des populations étrangères ou d’origine étrangère dans ce beau pays de France.

Ce n’est évidemment pas une découverte. Ci-dessous, je vous joins quelques dépêches qui en font état sur les deux dernières décennies.

Aucun des présidents qui se sont succédés à l’Elysée depuis des lustres n’a réussi à résoudre ce problème qui colle à l’actualité économique, sociale et politique française.

Bien au contraire, il ne fait que s’accroître et s’approfondir, avec la récurrence des thèmes politiques proposés de manière délibérée par ce qui en France tient lieu d’élite politique et médiatique.

Voilà donc le stade ultime d’excellence républicaine atteint par l’émérite « patrie des droits de l’homme » sous le règne de Sa Majesté Macron 1er qui a remis le feu aux poudres avec une cynique délectation pour jouer sa réélection face à la patronne du RN.

Pour le résoudre, un député « républicain » (c’est dire à quel plancher plane les descendants du gaullisme post-sarkozien), propose que les étrangers d’outre-civilisation s’honorent d’un prénom « proprement » indigène, afin de marquer leur ferme volonté d’assimilation. (Je joins plus bas une dépêche consacrée à ce sujet).

Si la vitrine faisait le Français, ça se saurait depuis longtemps.

« Naturellement », cela ferait plaisir à toutes les « noix de coco » (convenablement noires à l’extérieur et blanches à l’intérieur », cf. F. Fanon) aliénés et dépersonnalisées ainsi qu’il convient, qui cherchent vainement à se blanchir le cuir et à choisir les prénoms aussi ambiguës et passe-partout que pour leurs gamins, espérant que cela suffise pour les faire passer pour ce qu’ils ne sont pas et demeurent quand même, malgré le ravalement de façade.Cela ne changera rien à leur situation : ces complexés demeureront ce qu’ils sont, avec juste un terrible sentiment d’humiliation de plus. Cela rappelle la différence que Tarantino souligne avec ironie dans son « Django », entre esclaves des champs et esclaves des salons cossus. Et pour éviter tout malentendu, je tiens à préciser que se supporte pas particulièrement ce réalisateur égotique ami intime de Weinstein.

Rien ne changera pour eux, devraient-ils se grimer en Louis XIV ou se déguiser en Johnny H., ou encore ne jamais rater la messe du dimanche ou les vêpres tous les jours en compagnies des grenouilles de bénitiers.

Je recommande ce film, à ceux qui ne lisent pas F. Fanon ou A. Césaire, pour illustrer le degré de subordination et de larbinage atteint parfois par ceux qui se traînent devant leurs saigneurs.

Non, chers amis, le problème ce ne sont pas les pôv’ bougres qui défient les vagues et dont on exagère le nombre comme une sorte de double décimètre médiatique mesurant la détestation des pays et des régimes qu’ils quittent.

(Je ne parle évidemment pas des femmes et enfants qui fuient au péril de leur vie les guerres que l’Occident organisent chez eux pour les civiliser. Chacun se souvient de l’image de cet enfant échoué sur une plage turque ce dont Charlie Hebdo s’était réjoui en ce que les Allemandes auraient eu un violeur de moins à craindre plus tard. Ce qu’un futur Nobel de littérature algérien avait exécuté avec brio et talent).

Le problème est le monde de fous que le Nord nous organise depuis des siècles qui exploite la sueur des hommes à tout va et qui détruit les support essentiel de la vie de cette planète au point de faire disparaître des espèces par millions (l’anthropocène des experts en corbillards).

Bien sûr, pour faire plaisir à tous ces spécialistes de l’autocritique pragmatiques et réalistes, Djeha reconnaît bien volontiers qu’il n’y a pas les bons d’un côté et les gentils martyrs de l’autre.

Bien sûr, il ne niera pas les progrès scientifiques et technologiques prodigieux réalisés par cet Occident sympathique depuis le XVIIème-XVIIIème siècle. Qui le ferait ? Mais alors reconnaissons combien tout cela a coûté à l’Humanité et à cette planète.

Le prix exorbitant payé tout au long de ces siècles de progrès merveilleux, de pillage, de rapine (en ressources naturelles, scientifiques et technologiques) pour en arriver à ce que D. Trump non seulement nie les graves déséquilibres et préjudices infligés aux hommes et à la nature, mais refuse de ratifier des traités (Consensus de Kyoto et COP21) qui sont au fond très loin de changer fondamentalement un processus terriblement dangereux pour tous.

Djeha

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