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Nous refusons d’aller à l’enterrement de l’Algérie !

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La tenue de l’élection du 12 décembre est tout simplement suicidaire pour le pays. Elle conduira l’Algérie à l’implosion, un désastre auquel on a échappé en faisant barrage au 5e mandat.

Mais voilà que ce mandat de la honte est programmé de nouveau par le noyau dur de la mafia, qui veut s’assurer une impunité et sauver ses intérêts en recyclant le système.

C’est la raison pour laquelle le pouvoir incarné par Ahmed Gaïd Salah, le chef d’état-major de l’armée, se montre plus féroce, ne respectant ni loi ni Constitution, et en versant dans les pratiques autocratiques et réactionnaires qui n’ont eu jamais d’égales : arrestations arbitraires, décisions liberticides en contradiction et en violation des lois en vigueur, fermeture des médias et répression de toute voix discordante, adoption des lois les plus coûteuses aux couches populaires et celles qui hypothèquent l’avenir et l’indépendance du pays, installation et encouragement de la propagande d’un racisme d’État renvoyant l’Algérie à la situation coloniale sur la question de l’appropriation de son identité.

C’est une violence commise à l’encontre du peuple algérien et par son biais, le régime despotique veut installer un climat de terreur et de peur pour faire passer ses projets moribonds. Il s’agit de vie où de mort pour lui et pour l’Algerie. Ahmed Gaïd Salah, le chef d’état-major de l’armée, Belkacem Zaghmati ne sont pas moins pires qu’Ahmed Ouyahia et Saïd Bouteflika.

L’emprisonnement des manifestants et la mise de la justice sous la houlette d’un chef d’état-major de l’armée, assoiffé de pouvoir et corrompu, constituent un drame qu’on n’ose pas comparer à celui vécu par les cadres incarcérés par Ouyahia pour le simple raison, d’éviter une compétition dans les drames. Car tous les drames ont la même origine, l’arbitraire d’un système mafieux et corrompu.

Et ce qu’ils ont en commun les cinq candidats retenus pour la mascarade électorale du 12 décembre, qui prévoit de remettre en selle le 5 ème mandat avorté et pour laquelle le chef d’état major avait l’enthousiasme le caractérisant durant les 20 ans passés auprès de Bouteflika.

La corruption est systémique et il ne suffit pas de mettre en prison quelques corrompus pour vendre une chimère lutte contre cette gangrène, mais d’installer des institutions et mécanismes démocratiques, des médias libres, des contre-pouvoirs, séparation des pouvoirs et une justice indépendante pour prévenir contre la corruption et d’éradiquer la connexion systémique qui l’a génère. Il ne suffit pas donc, s’il y a une volonté réelle, de remplacer Bouteflka par « Bouteflka », mais comme on le disait le 12 février 2019, 10 jours avant le début de la révolution, c’est de mettre fin  » à la perspective mortifère du 5 ème mandat et d’en finir avec le système qui l’a engendré ».

Ce n’est pas fortuit que le chef d’état-major de l’armée Gaïd Salah tente à travers ses discours d’entretenir la confusion entre l’emprisonnement de ses amis de la camorra et nos femmes et hommes libres injustement emprisonnés pour leur engagement contre le système maffieux et leur combat contre cette maffia même à l’époque où il partageait lui même avec eux le gâteau et leurs soirées de connivences, de « partouzes » de meilleur « lécheur » à fakhamatou et de mise aux enchères des intérêts de l’Algérie aux puissances étrangères et à leurs valets, émiratis et saoudiens.

Cet amalgame entretenu prépare la première décision à prendre par le futur bouffon d’El Mouradia, qui sera le produit de la farce du 12 décembre, et qui consiste à « faire tourner la page des 20 ans de gestion Bouteflika » à la manière de Toufik et l’état-major de l’armée qui avaient voulu tourner « la page de la tragédie nationale » en adoubant en 1999 la candidature de Bouteflika sur la base de l’impunité et l’immunité. Ils ont mis sur le même pied d’égalité et les terroristes et leurs victimes en les renvoyant dos à dos par la promulgation d’une « loi amnistiante ».

C’est cela le rançon qui nous sera exigé à payer en gardant en otage nos détenus dans les prisons de la junte. « C’est tous aaissaba », effaçant pour recommencer dans la continuité du système qui a engendré Bouteflka, Gaid Salah, Ouyahia, Teboune, Benflis, Belaid, Bengrina, Mihoubi, Chenine, Bensalah, Bedoui… Le deal est déjà scellé et ceux qui, par naïveté, sont tentés d’aller voter, ils ne vont que tenir les bougies, pas des noces, mais à la nuit la plus sombre de l’histoire de l’Algerie, celle de son viol, le deuxième après celui de l’été 1962 en confiscant son indépendance, par des brigands et des prédateurs au service de la mafia et ses relais internationaux les plus réactionnaires.

Mais cela n’est possible que dans la tête de « celui qui compte tout seul », leyahessab wahdou yechitelou.

Conscient des enjeux vitaux et déterminé, le peuple de Novembre saura déjouer cette manœuvre et faire échouer l’agenda du régime mafieux, comme il a déjoué jusque-là toutes les manœuvres et les provocations.

Nous n’allons pas le 12 décembre à l’enterrement de l’Algérie, mais nous préparons demain en jetant les jalons d’un Etat démocratique, de libertés et de justice sociale.

Faire front contre la tenue de l’élection du 12 décembre est un acte de sauvegarde de l’Algérie. L’Algérie vivra. L’Algérie vaincra.

Youcef Rezzoug

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Hakima Benidir
Membre
Hakima Benidir

Vous voulez déclarer un etat ou va régner l’anarchie, je ne vois pas ce qui vous dérange dans les élections

kayser sauzé
Membre

les Mouches pullulent !?

Nacéra BOUZID
Invité
Nacéra BOUZID

Nous ne rejetons pas les élections,nous disons simplement que les conditions pour des élections transparentes sans fraudes ne sont pas réunies.

Slimani
Invité
Slimani

IL y aura pas d’election avec la mafia, des 40 voleurs, au pouvoir, IL nyaura pas DE 5eme mandat de bouteflika deguiser, Les 5 mafias, qui sont presenter au elections, sont la continuation, de la politique de boutesrika, qui veut berner le peuples algeriens, et se sera sa vengence, et celui, qui va venger boutesrika, cest gaid salah

Saïd Saidi
Invité
Saïd Saidi

Je fumé le thé je reste éveillé et cauchemar continue

Nourry Laridja
Invité
Nourry Laridja

Cette article résume très bien la pensée et vision de l’Algérie actuellement et que nombreux Algériens et Algériennes adhère nous vivons moments cruciales, qui insha Allah iras dans des jours meilleurs abats la dictature militaire et vive Algérie libre et indépendant 🇩🇿

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