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Grave dérive au tribunal d’Oran : les magistrats tabassés par les gendarmes !

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Le chef d’état-major de l’armée, le général-major Ahmed Gaïd Salah, multiplie les dérives et fait courir les risques les plus graves au pays, en confortant par les actes le ministre de la Justice Belkacem Zeghmati.

Aujourd’hui, ce sont les gendarmes, un corps d’élite de l’armée, qui sont intervenus pour régler un conflit social opposant le ministère de la justice et les magistrats qui ont été tabassés sans aucune raison dans le tribunal d’Oran.

En effet, les magistrats ont été tabassés ce dimanche 3 novembre par des gendarmes surexcités qui ont envahi le tribunal d’Oran pour évacuer les lieux. Voir les vidéos ci-dessous.

Les magistrats contestataires ont occupé le tribunal d’Oran et ont tenté de perturber le déroulement d’une session criminelle. En deux temps, trois mouvements, les magistrats du tribunal d’Oran se sont retrouvés encerclés par une escouade de gendarmes qui les a tabassés sans ménagement aucun.

Voilà qui vient conforter la position de Belkacem Zeghmati, le ministre de la Justice, l’homme lige du général-major Ahmed Gaïd Salah.

Pour rappel, le Syndicat national des magistrats (SNM) a annoncé, le samedi 26 octobre, une grève illimitée jusqu’à la satisfaction de ses revendications.

Dans son communiqué rendu public dans l’après-midi de samedi 26 octobre, le syndicat avertit que les « juges ne sont pas des troupeaux que l’on dirige de cette manière humiliante ». Voir vidéo ci-dessous.

« Prétendre assainir la magistrature et désigner les juges de manière blessante relèvent d’un narcissisme maladif qu’il convient de traiter », écrivent les magistrats.

Le syndicat des magistrats pose désormais ses conditions pour la reprise du travail et l’arrêt de la grève.

« La révision des textes juridiques actuels qui consacrent l’hégémonie de l’exécutif sur le pouvoir judiciaire », « le gel des effets du mouvement annuel des magistrats jusqu’à son réexamen de manière légale et objective par le conseil supérieur de la magistrature », réclament les magistrats.

Une opposition assez claire au dernier mouvement opéré par le ministère de la Justice dans le corps des magistrats ayant concerné 2998 magistrats, dont 432 ont été nommés, 343 confirmés et 1698 promus.

Idir F.

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