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Liban : de nombreuses écoles et universités restent fermées

La Rédaction

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Après une journée marquée par un retour à une certaine « normalité », avec notamment la réouverture des principaux axes routiers jusque-là bloqués par les manifestants, la tension était remontée d’un cran dans la soirée de mercredi au Liban.

Ce « sursaut » nocturne » de la révolte a poussé de nombreuses écoles et universités à garder leurs portes fermées, malgré les annonces de réouverture diffusées plus tôt mercredi. 

Le collège Notre-Dame de Jamhour est notamment revenu sur sa décision de reprendre les cours, alors que le ministre sortant de l’Éducation, Akram Chehayeb, avait laissé aux directeurs des établissements scolaires le soin de prendre eux mêmes la décision « jugée la plus appropriée » concernant une réouverture. Dans le Akkar (Liban-Nord) et à Saïda (Liban-Sud), les écoles restent fermées, selon l’Agence nationale d’Information (Ani, officielle).

Par contre, dans d’autres régions plus calmes, comme dans le caza de Nabatiyé (Liban-Sud) et à Baalbeck (Békaa), les cours ont repris dans toutes les écoles et universités. 

Au niveau des universités, la Lebanese American University (LAU) et l’Université Saint-Joseph (USJ) ont également décidé en fin de journé, de ne plus rouvrir leur porte jeudi, en raison du regain de tensions sur les différents grands axes routiers du pays.

« Après ce qui s’est passé mercredi soir et après la fermeture de plusieurs routes, et pour préserver la sécurité des enseignants et des écoliers, le ministre de l’Éducation laisse le soin aux directeurs des écoles de prendre la décision de la reprise ou non des cours », pouvait-on lire dans un communiqué publié par le bureau de presse du ministère mercredi soir.

Réouverture des routes

Dans la matinée de jeudi, les différentes routes qui avaient été fermées à la circulation dans la nuit en signe de soutien aux différentes régions restées mobilisées, ont été à nouveau ouvertes par l’armée, comme à Zouk Mosbeh et Jal el-Dib. 

La voie-express du « Ring » de Beyrouth, bloquée par quelques centaines de manifestants au cours de la nuit, a également été rouverte dans la matinée sans altercation avec les forces de l’ordre arrivées sur les lieux. Le seul incident survenu en début de journée a opposé certains manifestants à une jeune fille qui s’est opposée à ce qu’un drapeau israélien soit brûlé. Interrogée par la chaîne de télévision LBC, elle a souligné « ne pas vouloir que le mouvement de contestation prenne un aspect confessionnel ou partisan mais que la révolution se concentre uniquement sur le Liban ». 

Les routes étaient également fermées dans la Békaa, au niveau du carrefour de Kab Élias, Taalabaya, Marj et Masnaa. Dans le Nord, l’autoroute est fermée dans les deux sens de circulation au niveau de l’hôtel Palma.

La route menant de Tripoli à Denniyé (Akkar) a été bloquée au niveau du carrefour de Kfaraabou par un barrage de pneus incendiés et de voitures garées au milieu de la route. Dans la capitale du Liban-Nord, qui se démarque depuis le début du mouvement de contestation par son dynamisme et son engagement, des partisans de Saad Hariri sont venus grossir les rangs des manifestants sur la place el-Nour, selon notre correspondante sur place Ornella Antar. Jeudi, des manifestants sont entrés au siège local du ministère de l’Éducation et ont demandé aux fonctionnaires présents de quitter les lieux. 

Dans la nuit, l’armée libanaise avait tiré des gaz lacrymogènes dans la localité de Aabdé dans le Akkar, pour disperser les manifestants qui refusaient de rouvrir la route. Des blessés seraient à déplorer. Les manifestants du Akkar donnent de la voix contre le pouvoir pour attirer l’attention sur la situation précaire de cette région. 

Dans le Sud, le calme était revenu dans la matinée dans la ville de Saïda après une nuit de heurts avec l’armée qui a fait trois blessés. Ces tensions avaient commencé lorsque des centaines de partisans du Courant du Futur (du Premier ministre Saad Hariri) s’étaient joints aux manifestants rassemblés sur la place Élia. L’armée s’était rapidement déployée et avait pourchassé les manifestants pour les empêcher de couper à nouveau la route passant le long de cette place. Dans la matinée de jeudi, les manifestants se sont regroupés dans un jardin public près de la place Élia, après leur évacuation de ce lieu. La troupe, fortement déployée à Saïda, s’efforçait de maintenir ouvertes toutes les routes de la localité. AFP

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