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Les tribunaux paralysés par la grève des magistrats

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Au 3e jour du mouvement de grève des magistrats, la plupart des tribunaux et des cours du pays tournent au ralenti et certaines sont paralysées.

Dans la capitale, ce mouvement de protestation a un impact important sur les procès de ceux que l’on appelle les détenus du drapeau berbère : des dizaines de personnes arrêtées au mois de juin dans les manifestations et maintenues en prison depuis.

Leurs proches, les avocats, les militants et les soutiens étaient dans le hall du tribunal. Les six détenus avaient été emmenés de la prison de El Harrach où ils sont en détention provisoire depuis le mois de juin. Mais les juges ne se sont pas présentés.

Ce mardi, le premier verdict attendu à Alger dans l’affaire des détenus du drapeau amazigh n’a été rendu. Et les procès des autres détenus qui devaient avoir lieu cette semaine seront probablement reportés.

Les magistrats algériens ont entamé une grève dans tout le pays après l’annonce d’un vaste mouvement de mutation inédit : 3 000 juges sont concernés, soit 3/4 de la profession. Le ministre de la Justice a justifié ces mutations par la nécessité de lutter contre la corruption.

Dans plusieurs rassemblements qui ont eu lieu à travers le pays, les juges ont dénoncé cet argument, estimant qu’il stigmatisait la profession. Mais surtout, les grévistes dénoncent des conditions dans lesquelles sont effectuées les mutations. Ils demandent au président par intérim d’intervenir.

Et tous ceux qui ont été arrêtés dans les manifestations devront attendre que le mouvement prenne fin pour que les procédures avancent. RFI

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