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Grève générale et manifestations ce 28 octobre

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Les travailleurs le savent d’expérience. Les jeunes et les étudiants l’apprennent en marchant. Les résultats dans la lutte de classe ne peuvent être obtenus que par leur unité, celle de leurs organisations syndicales dans l’action « tous ensemble et en même temps ».

Il y a eu le 10 mars, le 10 et le 17 avril. Il y aura désormais le 28 octobre avec la grève générale. Partout, ces dernières semaines, les travailleurs de toutes les professions, les travailleurs précaires, les retraités, les chômeurs, les étudiants, les jeunes, les couches paupérisées des villes et des campagnes ont lutté, et continuent à le faire, par des centaines de rassemblements, de sit-in, de grèves locales et des manifestations par millions dans la rue chaque vendredi et mardi, pour faire barrage au régime, à ses institutions et à ses projets anti démocratiques, anti ouvriers et anti nationaux.

Depuis fin août, au rejet de toutes les mesures anti démocratiques et de la répression se sont conjuguées les revendications sociales : logement, emploi, précarité, salaires… Le 10 octobre, les retraités, en se rassemblant par milliers et partout dans le pays, ont contraint le ministre du Travail à reporter la présentation des mesures pour réformer le système de retraite qui, si elles avaient été mises en œuvre, auraient réduit les petits retraités à la mendicité. Le 11 octobre des millions d’algériennes et d’algériens disent « Non à l’élection présidentielle ! ». Ils le répètent avec détermination depuis que Abdelkader Bensalah avait annoncé la date de « leur élection présidentielle ». Le 13 octobre, des dizaines de milliers de travailleurs manifestent dans la capitale, encerclent l’APN illégitime, et dans d’autres villes du pays contre le projet de loi sur les hydrocarbures qui codifie « la recolonisation » des richesses du sol et du sous-sol du pays.

Après huit mois, et malgré les périodes difficiles du ramadhan et la saison estivale, le mouvement populaire n’a pas faibli. Au contraire, il reste debout, déterminé, arquebouté sur ses aspirations : refus du régime et l’exigence de décider de son avenir. Du régime, il n’attend rien. Il refuse tous ses projets. Pour tout dialogue, il lui montre la porte de sortie.

L’action unie « tous ensemble et en même temps » était devenue une nécessité pour régler tous les comptes. Montant des profondeurs du pays, elle saisit les sommets des organisations syndicales, particulièrement ceux des syndicats autonomes membres de la CSA.

La grève nationale et les marches ont été imposées par les masses. Elles ont contraint les responsables syndicaux à empreinter cette voie. La date a été choisie. Ce sera le lundi 28 octobre. La CSA appelle à une grève nationale et à des manifestations dans les chefs-lieux des 48 wilayas du pays.

Le Comité d’Organisation des Socialistes Internationalistes (COSI), dont les militants se sont battus et continuent à le faire, là où ils sont, dans les entreprises, les quartiers, les universités, pour la grève générale, considère qu’il s’agit d’une première réponse à l’aspiration profonde des masses à l’action efficace. Elle doit ouvrir la voie à la grève générale pour en finir avec le régime. C’est de cela qu’il s’agit.

Après les grèves et les manifestations des 10 mars, 10 et 17 avril le régime a fait un pas de danse, d’une tentative de passage en force il est passé à la ruse et à la séduction… avec un seul objectif, se maintenir. Il s’est maintenu. Et il agit. Il réprime, il promeut des projets anti ouvriers et anti nationaux directement sortis des tiroirs du FMI et de la banque mondiale. C’est sa fonction. Il n’en a pas d’autre. Il continuera à le faire tant qu’il tiendra face au mouvement populaire, tant qu’il sera en place.

Le 28 octobre peut ouvrir la voie à la grève générale pour en finir avec le régime si sa préparation, son organisation, son déroulement voient les travailleurs, les étudiants, les jeunes dans les quartiers avec leurs organisations syndicales (y compris l’UGTA), s’en saisir en organisant des assemblées générales dans les entreprises, dans les écoles, les lycées, les universités et dans les quartiers, élire des comités de grève, les coordonner à tous les niveaux jusqu’au « comité centrale national de grève » et discuter de la suite à donner à cette action nationale.

C’est ainsi que s’exprimera pleinement la puissance du mouvement populaire et que sera emporté le régime et tous ses projets. Oui c’est ainsi que tout est absolument possible !

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