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2 ans de prison requis contre des porteurs de drapeaux amazighs

La Rédaction

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La justice vient de sévir en requérant de la prison ferme contre des manifestants pacifiques porteurs de l’emblème amazigh.

Deux ans de prison ferme ont été requis mardi à Alger pour «atteinte à l’intégrité du territoire» contre six manifestants arrêtés en juin en possession de drapeaux berbères, selon le vice-président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH).

Il s’agit du premier procès contre des «porteurs» de drapeaux amazighs arrêtés dans la capitale, lieu des plus importantes manifestations inédites contre le régime qui se déroulent chaque semaine à travers l’Algérie depuis huit mois jour pour jour.

Lors de précédents procès dans d’autres régions pour les mêmes faits, les accusés ont tous été acquittés de ce crime, passible de dix ans de prison. Ceux qui ont été condamnés l’ont été pour des faits annexes et non pour avoir porté un drapeau, a rappelé à l’AFP Saïd Salhi, vice-président de la LADDH.

«Les six accusés jugés mardi figurent parmi les premiers manifestants arrêtés en juin à Alger pour avoir brandi un drapeau amazigh et sont depuis en détention préventive», a-t-il expliqué. «Le procureur a requis deux ans de prison ferme. Les plaidoiries ont commencé», a-t-il ajouté en milieu d’après-midi, citant les avocats de la LADDH, membres du collectif de défense. Le verdict est attendu mardi, mais «40 avocats figurent au sein du collectif de défense et tous ont demandé à plaider. Cela va prendre du temps», a-t-il précisé.

L’identité amazighe, cette mal aimée du pouvoir en place

Bilal Bacha, Hamza Meharzia, Khaled Oudihat, Tahar Safi et Messaoud Leftissi, ont été arrêtés le 21 juin à Alger, selon le Comité national de libération des détenus (CNLD) qui recense une centaine de «détenus politiques et d’opinion» incarcérés en lien avec le «Hirak», le mouvement de contestation algérien. La défense réclame l’acquittement et la restitution des drapeaux confisqués, selon le CNLD. Le pouvoir algérien, aux mains du haut commandement militaire depuis la démission en avril, sous pression de la rue, du président Abdelaziz Bouteflika, a multiplié ces derniers mois les arrestations de manifestants, militants ou journalistes. Avec AFP

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